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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 07:00

Biolay-pola.jpg

 

Bien avant...

 

Bien avant qu'on se soit connu
Bien avant qu'on se soit parlé
Bien avant que je sois venu
Je savais déjà que je t'en voudrais

Bien avant qu'on se soit déçu
Bien avant qu'on soit des déchets
Bien avant ce goût de déjà-vu
Je savais déjà qu'on y resterait

Que personne ne sortirait d'ici
Que personne ne retiendrait la nuit
Qu'on n'ira pas tous au paradis
Bien avant l'heure
de la cigüe
Bien avant l'heure
Des heures indues
Bien avant qu'on s'aime
Tu ne m'aimais plus.

Bien avant qu'on se soit brisé
Bien avant qu'on soit des vendus
Bien avant que je t'aie reniée
Je savais déjà qu'on était vaincu

Bien avant qu'on se soit cogné
Bien avant qu'on ait du vécu
Bien avant que tu te fasses soigner
Je savais déjà qu'on était perdu

Et que personne ne sortira d'ici
et que personne ne retiendra la nuit
qu'on n'ira pas tous au paradis
bien avant l'heure
de la cigüe
bien avant l'heure
des heures indues
Bien avant qu'on s'aime
Toi, tu ne m'aimais plus

Bien avant qu'on se soit perdu
Oui bien avant qu'on n'ait rien gagné
Bien avant les coups de massues
Je savais déjà tout ce que je sais

Bien avant qu'on soit des pendus
Bien avant qu'on soit des regrets
Bien avant que tout soit fichu
Je savais déjà
que tu t'en foutais.

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:00

Les-Debutants-Anne-Serre.jpg Un dimanche après-midi, un coin de verdure où j'aime "me retrouver". Les derniers rayons de soleil avant l'automne qui arrive... Un livre que je dois lire depuis maintenant quelques semaines. Une phrase parmi d'autres en quatrième de couverture qui me décide à l'acheter...

"Que c'est étrange de quitter quelqu'un que l'on aime pour quelqu'un que l'on aime. On passe par une passerelle qui n'a pas de nom, qui n'est nommée dans aucun poème. Non, nulle part on ne donne un nom à ce pont et c'est pourquoi Anne eut tant de mal à le franchir."

Anne partage sa vie avec Guillaume. Un couple heureux, aimant, épanoui. Rien ne semble perturber ces années de vie commune. Arrive alors Thomas. Elle le croise, l'apprécie mais se soumet très vite  à l'évidence : " Mais je l'aime. Oui, c'est cela. Je l'aime." Happée par ce coup de foudre, Anne se laisse porter par ses sentiments, tout en étant convaincue d'une chose: elle aime l'homme qui partage sa vie mais ne peut s'empêcher de penser à Thomas, d'être obsédée par sa présence et son besoin de passer du temps auprès de lui. Là où l'on s'attend à vivre une énième histoire de triangle amoureux, Anne Serre fait des choix narratifs. Ce n'est pas tant le trio qu'elle nous raconte, mais plutôt le bouleversement que cela provoque chez son personnage. "Il l'a beaucoup trop aimée Guillaume. Et peut-être est-ce cela qui l'a perdu."

Monologue intérieur, troubles de l'esprit, doutes et questionnements rythment ces pages. Habituée à la lecture "crayon en main", j'ai rarement relevé autant de passages qui me plaisaient, me touchaient, ou réveillaient bien des sentiments enfouis/présents çà et là... J'ai aimé lire ce livre qui nous renvoie à nos choix et confirme à quel point le sentiment amoureux et la vie de couple doivent fuir les certitudes et s'en méfier. Les mots sont justes, les souffrances bien réelles...

" Après les premiers mois de joie aiguë, elle s'était retrouvée désespérée de ne pas atteindre le corps de l'autre et avait souffert bien autant qu'elle avait désiré, c'est-à-dire à un point extrême. Il semble que la vie ne nous apprenne pas grand chose, puisqu'elle recommençait, mais c'est qu'on oublie la souffrance alors que le souvenir de la félicité reste vivant. "

Un bémol toutefois... Si de passages en passages les citations relevées sont nombreuses, j'ai eu l'impression en refermant le livre d'un manque d'unité. Est-ce lié à ma lecture un peu décousue? Je ne sais pas vraiment. A vrai dire, je crois que je me suis parfois perdue dans les méandres introspectifs d'Anne, non pas par ennui, ni par lassitude, mais j'ai fini par "soupirer" en attendant l'heure fatidique du choix. Celui qui fait tout basculer. Celui qui quelle que soit la direction qu'il prend n'est pas forcément/toujours le bon. L'évidence est pourtant là: elle aime, se retrouve déchirée à l'idée de devoir faire CE choix. Alors effectivement, oui, il est indéniable que l'on peut quitter quelqu'un qu'on aime. Je crois que c'est là une des plus difficiles et déchirantes décisions à prendre. Le personnage d'Anna incarne bien toute la tension qu'implique un tel bouleversement. Dans cette fine analyse du sentiment amoureux, Anne Serre s'attaque à un grand topos romanesque et va un peu plus loin qu'une certaine Madame de La Fayette qui avait elle, fait le choix de donner tant de retenue à sa princesse de Clèves...

1% rentrée littéraire-pola

Challenge 1% de la rentrée littéraire.

Chez Hérisson

2/7

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 07:00

challenge-abc2012-Babelio-pola.jpgUn challenge bien pratique puisque qu'il me permettra de faire diminuer ma PAL de vingt-six ouvrages. Tout est expliqué sur le blog ! Comment ai-je donc procédé ? J'ai juste mis mon nez dans ma bibliothèque côté PAL pour y choisir des livres m'y attendant depuis bien trop longtemps. L'objectif pour moi était de ne pas en acheter pour ce défi. Ce qui donne la sélection suivante...  

 


  A

Orgueil et préjugés Austen

B

Contes de la folie ordinaire Bukowski

C

Belle du Seigneur Cohen

D

La Chambre des officiers Marc Dugain

E

J'ai un visage pour être aimé Eluard

F

La Conversation amoureuse Alice Ferney

G

Un très grand amour F-O Giesbert

H

Extension du domaine de la lutte Houellebecq

I

Le Monde selon Garp John Irving

J

La Pianiste de Jelinek

K

Des fleurs pour Algernon Daniel Keyes

L

Mauvaise fille de Justine Lévy

M

Pour vous Mainard

N

Stolz Paul Nizon

O

N'oublie pas d'être heureuse Christine Orban

P

Sally Lockhart Pullman

 Q

Tous les matins du monde Quignard

R

Il n'y a pas que les shérifs qui portent une étoile jaune Serge Rubin

S

Le Pacte des vierges Vanessa Schneider

T

Puisque rien ne dure Laurence Tardieu

U

L'Astrée d'Urfé

V

Les Cinq Cent Millions de la Bégum Jules Verne

W

Toute passion abolie Vita Sakville-West

X

? (Un conseil ?)

Y

Les Mémoires d'Hadrien Yourcenar

Z

Nana de Zola

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 07:00

M.Wilson-Thomas-Scotto.jpgC'est entre "deux portes", en "coup de vent" que j'ai reçu ce joli présent de ma petite soeur Elise. Elle connaît mon affection toute particulière pour le travail de Thomas Scotto et savait qu'elle ne commettrait pas d'impairs en choisissant sa dernière publication dans notre librairie favorite... C'est donc enroulée dans ma couette, cet album dans une main et un mug de thé russe dans l'autre  (ok, je vous l'accorde tourner les pages devient vite une entreprise périlleuse...) que j'ai fait la rencontre de M.Wilson, un vieil homme somme toute comme les autres.

C'est une journée de braderie et ce vieux monsieur, attachant à souhait sous les talentueux coups de crayons de Peggy Nille, prend place pour proposer ses "biens" aux chineurs de passage. Une vente bien singulière puisque M.Wilson vend ses souvenirs. Les exposer aux yeux des passants fait naître chez lui ce sourire d'une tendresse incroyable, et lui permet M.Wilson Peggy Nillede renouer avec un passé heureux ou plus triste : voyage dans le désert pour l'anniversaire de son épouse, soirée aux bras de sa femme pour un sensuel tango, remise de diplôme, départ pour le front... Avec nostalgie, il profite de cette vente incongrue pour réveiller un passé enfoui au fond de sa mémoire. Mais, une fois réalisées, ces transactions qui ravissent tous les clients de monsieur Wilson font disparaître de sa mémoire ces moments de vie qui n'ont finalement de valeur inestimable que pour le vieil homme et ses proches. Car au milieu de la foule arrive une petite fille rousse qui vient vite constater  l'avancée de la vente. C'est la petite-fille de M.Wilson, et quelle n'est pas sa surprise quand elle trouve la vieille table vide de tous les vieux objets qu'elle s'attendait à trouver en ce jour de braderie.

"Alors papy, t'as vendu quoi finalement ?

- J'ai...

- Ton poste de radio, je suis sûre ! Non ? Ta canne à pêche alors ! Tu t'en sers jamais !

- Non... j'ai...enfin... oui, je me suis débarrassé de certaines choses.

[...]

- De quoi alors ?

- De quelques souvenirs que j'avais avec ta grand-mère...

- Des souvenirs avec qui ?

- Eh bien... ta grand-mère...

- J'connais pas.

Un horrible frisson parcourut monsieur Wilson. La voix de sa petite résonnait comme un sifflement douloureux."

 En effet, si sa vente si originale a eu un succès incroyable, cette conversation avec sa petite fille lui fera prendre conscience de la bêtise de sa décision. Pourquoi vendre tous ses souvenirs alors qu'ils sont si précieux pour cette petite rousse qui ne sait rien de sa grand-mère ? Pourquoi ne pas partager avec elle un peu de son/leur histoire ?

C'est encore un texte toute en poésie et ô combien émouvant que nous offre Thomas Scotto. On se régale avec ses personnages aussi touchants que sympathiques et on savoure comme une précieuse gourmandise ses albums où il sait le quotidien des gens. Qu'il nous parle d'amour tendre entre deux jeunes amoureux qui attendent l'un après l'autre ou d'amour familiale dans ce merveilleux album, monsieur Scotto sait encore une fois trouver les mots justes et offre à chaque nouvelle publication ses lettres de noblesse à la littérature jeunesse trop souvent, et à tort, décriée ou malmenée... La taxer de manquer de profondeur ou de "suvoler" les choses est souvent l'argument un peu facile qu'on met en avant, par mépris ou méconnaissance de cet univers. Or, ce genre d'album nous ravit et nous prouve littéralement le contraire. Il va d'ailleurs faire un petit détour par la bibliothèque de ma salle de cours pour que mes trolls puissent le savourer à leur tour. Hélène, si tu passes par ici, tu peux ajouter ce titre à la commande du CDI, tu sauras l'apprécier sans aucun doute ! (Et tu ne seras pas la seule...)

Une autre envie de Scotto ? C'est ici : Rendez-vous n'importe où... de T.Scotto et I.Monchy

Encore merci à mon Elise, des cadeaux comme celui-ci, j'en redemande !

Nouvelle étape pour le Challenge d'Hérisson

5e /20

Challenge Hérisson

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 07:00

For the rest of my life...

Rilo-Kiley-pola.jpg

There are worse ways for a guy to spend his time

Than to sit and think of you
I think i'd marry you
Just your smile
Leaves me satisfied
Though you're not mine

So for the rest of my life
I'm gonna search for someone just like you

And we tend the garden all day long
Watching history unfold
And i'd be enough
And you'd be enough
And we'd grow old

So for the rest of my life
I'm gonna search for someone just like you

For the rest of my life
I'm gonna search for someone just like you

Yeah, for the rest of my life
I'm gonna search for someone just like you

 

...

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 06:30

Entre-le-petit-Chaperon-rouge-et-moi-cest-fini-Katarina-Maz.jpgPour ceux et celles qui ont lu Mazetti, ce titre a dû vous rappeler un autre livre dans la même veine. C'est en effet, la suite du premier opus intitulé Entre Dieu et moi, c'est fini que j'avais eu l'occasion de lire grâce à ma copine Marion du blog Twenty three peonies.

Nous retrouvons donc Linnea, toujours hantée par le souvenir de Pia, son amie qui a mis fin à ses jours. Linnea n'a pas vraiment changé. Elle est toujours un peu à l'écart et observe beaucoup le monde qui l'entoure. Les grandes questions existentielles d'une jeune fille de son âge sont de mise et la demoiselle nous livre une fois de plus les interrogations qui rythment sa vie, questions dont elle attend tant de réponses et d'explications. Linnea a fait de nouvelles rencontres et passe un peu plus de temps  avec Malin et Madeline, deux demoiselles assez surprenantes. L'une est cleptomane et l'autre ne jure que par le monde de l'ésotérisme. C'est souvent sans concession que Linnéa pose son regard sur elles. Et puis arrive le jour où sa grand-mère lui offre une certaine somme d'argent, avant de partir faire un long voyage (peut-être le dernier de son existence comme elle tient à lui préciser...) Elle ne lui demande qu'une seule chose : l'utiliser pour quelque chose d'important, et ne pas la gâcher dans des futilités. 

Après quelques événements dignes d'un grand passage à vide d'adolescent, Linnea décide de fuir son quotidien, sa famille... Elle ne fera pas les choses à moitié puisqu'elle se retrouvera avec un billet pour Los Angeles dans les mains. Sa fugue lointaine sera également due à une curieuse rencontre avec un certain Mark dont elle ne sait rien, si ce n'est qu'il est "le garçon le plus craquant qu'elle n'ait jamais vu." C'est d'ailleurs à partir de cette fugue que le livre devient palpitant. Oui, il faut dire que le début de ma lecture fut assez décevant par rapport au premier opus. Je n'avais pas l'impression de découvrir Linnea sous un nouvel angle, l'histoire s'embourbait dans une curieuse lenteur et l'ennui me gagnait. Sauf que mes copines Nathalie et Marion m'ont vivement encouragée à dépasser cette première impression (oui, celle que je n'ai jamais surmontée en lisant les cent premières pages de Millenium) en m'assurant que la suite en valait la peine. Et effectivement, les errances de Linnea à Los Angeles furent savoureuses. Tout d'abord parce qu'elle nous offre un regard sur les coulisses d'une ville que l'on se représente tous assez bien, (remercions notre addiction aux séries américaines), mais aussi pour sa capacité à faire face à une situation à laquelle elle n'avait pas songé une seule seconde.

Me voilà donc prête à lire, malgré mes premières réserves sur ce deuxième tome, la suite des aventures de la jeune suédoise qui sortiront chez Babel à l'automne 2011.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:00

Anne-Serre-2-pola.jpg " Lorsqu'on croise un être qui vous rappelle si fortement quelqu'un sans que l'on sache qui, le plus sage est sans doute de s'enfuir à toutes jambes. Ce qui retient hélas, comme dans un pacte avec le diable, c'est la promesse de félicité extraordinaire que cette apparition suscite. Mais même la félicité extrême devrait peut-être être évitée. Ce n'est probablement pas un état satisfaisant pour l'homme. Hélas, le monde entier vous pousse à rejoindre cette image, se la figurant idéale." 

Anne Serre,

Les Débutants

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:00

Je-sais-que-tu-viendras.jpgEn ce mercredi consacré à la BD chez Mango, je poursuis ma découverte de Sambre, grande fresque et saga familiale d'Yslaire (avec la participation de Balac.)

Après le meurtre sanglant qui vient clore le tome 1, le mystère demeure quant à l'identité du coupable. Est-ce Julie que tout accuse ? Bernard dans un excès de fièvre ? Sarah qui venge enfin son père de l'insoutenable légèreté de sa mère ? Aucune réponse n'est trouvée. Toutes les hypothèses sont envisageables.

Bernard retrouve sur les murs de pierres d'un refuge de montagne une inscription qui lui est destinée : " Je sais que tu viendras". Sur la planche suivante, c'est dans un tout autre décor que nous retrouvons Julie. En quête d'un homme vivant dans les bas-fonds parisiens, la jeune Julie n'est pas épargnée par la vie. Poursuivie, traquée, malmenée, elle se retrouve le corps ensanglanté au seuil d'un manoir où vit un sombre peintre (Valdieu) qui en fera sa muse et son modèle. Fou de ses yeux de sang, cet être violent a finalement élu domicile dans la maison familiale abandonnée des Sambre , comme en témoigne le tableau de famille qui vieillit dans un salon privé. Au même moment, Bernard, déterminé à retrouver la ténébreuse Julie arrive dans le monde parisien. Toutefois, sa naissance lui accorde d'y entrer par la grande porte. Le voilà contraint d'assister à une somptueuse réception chez Olympe de Castelbajac. Femme mûre et charismatique, elle symbolise ici le savant mélange d'art, histoire et fiction puisque ce personnage est présenté comme l'hypothétique modèle de Delacroix pour sliberteguidantlepeuple-pola.jpgon désormais célèbre tableau La Liberté guidant le peuple. L'entrée de Bernard est remarquée. Olympe semble intriguée par ce jeune premier. Cela ne va pas sans lui attirer quelques ennuis et jalousies puisque qu'Olympe n'est autre que la maîtresse du terrible Valdieu. Elle fera ce qui est en son "pouvoir" pour éviter à Bernard l'affront d'un duel que lui demande Valdieu avec une immense ferveur, et prendra le jeune garçon entre ses cuisses  sous "son aile"...

Dans ce deuxième volet, Julie et Bernard se retrouvent dans un Paris angoissant. Si proches, ils ne s'y croiseront pourtant jamais. Sous l'emprise de Valdieu, elle s'efface pour laisser plus de place à l'arrivée fracassante de Bernard dans la haute société parisienne.

Le rythme de cette BD reste assez lent (attention, rien de péjoratif ici) et la destinée des Sambre poursuit son oeuvre. J'ai aimé retrouver les personnages que j'avais découverts dans le premier opus et les ai suivis avec tout autant d'intérêt dans un décor fidèle aux ambiances de Plus ne m'est rien. Il me semble que ce tome a pour rôle essentiel celui de transition entre la province et la capitale et les retrouvailles de nos héros au troisième tome. Toutefois, une révélation de la plus haute importance sera dévoilée à la fin de ce tome, comme pour entretenir habilement notre curiosité et nous inviter à nous procurer l'opus suivant le plus rapidement possible. Comme rien ne vient faire s'essoufler l'histoire, j'attends d'ores et déjà de le lire... Rendez-vous donc la semaine prochaine pour un nouveau Rendez-vous de la BD du mercredi chez Mango.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 07:00

chiara_mastroianni_2-pola.jpg

À la longue on s'emmure

À travers les canisses

On voit dans l'embrasure

Le soleil jaune pisse

À la longue on ne sait plus très bien

Et c'est ainsi que se décroisent nos chemins

À la longue on s'ignore

On ne parle qu'en signes

Et lorsque tu t'endors

C'est pour moi mauvais signe

À la longue chacun prend sur soi

Et le silence est le plus bruyant des fracas

 

Va-t'en avant que tu t'en ailles

Coûte que coûte et vaille que vaille

Avant qu'un grand coup de machette ne te prive

De ta douleur si vive

Qu'à dessein tu cultives

À la longue on s'enterre

Et nos yeux sont en cire

Et tout nous indiffère

Et ça nous paraît pire

À la longue on ne sait pas pourquoi

Mais on a l'impression d'avoir porté sa croix

À la longue on s'écoeure

Et nos coeurs sont de pierre

Et cette vie de malheur

Nous paraît de misère

À la longue on ne sait plus très bien

Mais le plus heureux est celui qui sort le chien

 

Va-t-en avant que tu t'en ailles

Coûte que coûte et vaille que vaille

Avant qu'un grand coup de machette ne te prive

De ta douleur si vive

Qu'à dessein tu cultives.

  A la longue, interprété par Chiara Mastroianni.

 

 


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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:00

Les-Echos-invisibles.jpg

Balade amiénoise sous un soleil de plomb. Un peu d'ombre et de fraîcheur chez Bulle en Stock, librairie spécialisée dans la BD. Je n'y avais encore jamais mis les pieds et me contentais à chaque fois d'observer la toujours très alléchante vitrine... Après une bonne demi-heure passée à feuilleter et fureter, j'ai jeté mon dévolu sur le premier tome de la BD Les Echos invisibles. que je chronique aujourd'hui pour la BD du mercredi chez Mango.

Balthus est assis en couverture auprès d'un arbre dont les feuilles, si l'on regarde de plus près ne sont que des photos de Monica. Monica est la plus belle rencontre de sa vie, son grand amour. Ce cliché, il lui a volé, dérobé dans un parc alors qu'il pensait s'exécuter suffisamment discrètement pour ne pas être remarqué par cette jolie brune. Pris sur le fait, il se sent un peu ridicule, mais quelle n'est pas sa surprise lorsque la jeune femme lui demande de revenir le lendemain avec la photo développée...

Alors pourquoi cette scène près de l'arbre transpire la nostalgie et la tristesse ? Parce que la première page vient vite révéler la triste situation. Balthus vient de perdre l'amour de sa vie, Monica est morte et le voilà anéanti, dévasté. Les premières planches sont un va-et-vient constant entre l'insupportable présent et les fantômes du passé qui resurgissent à chaque instant. Une solution s'impose à lui: tout quitter pour vivre seul, s'éloigner d'un quotidien trop douloureux. Vingt années passent durant lesquelles il se reconstruira, pas à pas avec toujours au fond de lui cette plaie qui ne cicatrise pas. Le jour de son départ, Balthus a découvert qu'il possédait un don, un sixième sens qui va venir bouleverser sa relation avec les autres, son rapport au monde.

En essayant d'enfouir sa douleur, notre jeune homme enterre sa première passion, celle sans qui sa rencontre avec Monica n'aurait jamais eu lieu: la photographie. Mais c'est sans compter sur l'arrivée fortuite d'une jeune étudiante qui va venir réveiller ses vieux démons et offrir à sa vie un nouveau tournant, chose qu'il pensait à jamais impossible...

Voilà un choix que je ne suis pas prête de regretter. Le hasard a tellement bien fait les choses. Quel talent fabuleux que celui de Grazia La Padula qui nous offre des planches desquelles il émane tant de belles émotions. Du bonheur du couple qui s'aime au coeur de couleurs chaudes et chaleureuses à la séparation des êtres dans une ambiance lourde et sombre, nous suivons les yeux plein de larmes notre héros qu'elle parvient vite à rendre profondément touchant et expressif. Le scénario, bien que ce tome présente peu d'actions fortes, rend parfaitement compte de la "psychologie" du héros. Comment rester insensible à la douleur du personnage qui souffre de cette rupture dont il ne se remettra jamais ? Avec brio, paysages et héros ne font rapidement plus qu'un et les statues du parc elles-mêmes semblent pleurer au côté de Balthus. J'aime cette manière de dépeindre avec pudeur une peine aussi douloureuse que celle de la rupture (quelle que soit sa forme d'ailleurs...) J'attends impatiemment la sortie du second volet qui je l'espère arrivera très bientôt. En attendant, je vous invite plus que jamais à ouvrir ce petit bijou dont je suis tombée amoureuse, et assurément, nombreux sont ceux qui se laisseront séduire par cette précieuse lecture...

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