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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 06:30

http://p3.storage.canalblog.com/35/87/186162/7168187.jpg

« Lady Susan possède une séduisante fourberie, en quantité non négligeable,

qu’il doit être intéressant d’observer et de déceler ».

Cette lecture sera, je l'avoue à demi-mot tant les fans sont nombreuses sur la blogosphère, mon premier Jane Austen et c'est avec Sandrine que je me lance pour une lecture commune de ce petit ouvrage publié chez Folio dans la collection 2€.

Lady Susan est une jeune veuve. Au fil des lettres, (ce texte est un petit roman épistolaire) le lecteur lui découvre un tempérament de feu, un caractère bien trempé et une forte capacité à manipuler son entourage sans le moindre scrupule. Égoïste en puissance, tous les moyens sont bons pour obtenir ce qu'elle désire. Les échanges se construisent et lèvent doucement le voile sur la personne détestable qu'elle est...

Pour un premier Jane Austen, je ne vous cache pas ma grande déception. Un style alambiqué, des échanges qui ont sur moi un effet on ne peut plus soporifique, une envie d'en finir avec ce livre dès les premières pages. Bref, le bilan n'est pas très enthousiasmant.

J'attendais tellement mieux... Certes, quelques pointes d'humour m'ont parfois fait esquisser un léger sourire mais guère plus. Serais-je de celles qui n'aimeront pas Jane Austen ? Alors bien évidemment, je ne renonce pas aux GRANDS titres de cette femme dont on vante si souvent la plume... Orgueils et préjugés est d'ailleurs sur ma PAL, il va juste attendre un peu, le temps que je digère cette première rencontre peu concluante...

 

 

 

 

 

 

  

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:45

Carnet-de-voyage-4705.JPG

ENFIN ! Il m'aura fallu du temps pour tourner ces pages et achever ce livre maintes fois commencé, maintes fois reposé. Les vacances d'été et l'envie de relancer le défi Zola  ont suffi à me faire relire les cent premières pages que j'avais déjà parcourues et à achever le huitième tome des fameux Rougon-Macquart.

Le début du livre nous plonge dans une pièce chaleureuse pleine de douceur. Un moment de sérénité vite terni par une scène dramatique : une enfant, Jeanne, en pleine crise se meurt. Sa mère Hélène parcourt les rues, totalement désemparée, tentant de trouver un médecin coûte que coûte. Elle trouve alors secours auprès d'Henri Deberle, un jeune médecin (marié) qui parvient à soulager l'enfant. Jour après jour, une grande amitié se crée entre Hélène et la famille Deberle. Toutefois, le lecteur n'est pas dupe : nos yeux ont vite épousé le regard d'Henri tombé sous le charme de cette femme meurtrie à deux doigts de perdre sa fille. "Par derrière, son chignon dénoué laissait pendre des mèches folles jusqu'à ses reins. Elle avait dégagé ses bras nus, pour être plus prompte, oublieuse de tout, n'ayant plus que la passion pour son enfant. Et devant elle, affairé, le médecin ne songeait pas davantage à son veston ouvert, à son col de chemise que Jeanne venait d'arracher." Ces premières pages zoliennes donnent immédiatement le ton : ce sont des pages d'amour, parfois gorgées d'érotisme pour celui qui veut bien lire entre les lignes, que nous allons tourner.

En effet, la passion est là, bien présente et ancrée au coeur des personnages. Hélène ne cessera, en femme aimante mais rongée par le devoir moral de canaliser cette passion qui la dévore. Puis, au fil des moments partagés, elle fera tomber toutes les barrières qui la séparent d'Henri, se livrant à lui et se laissant aller aux émois d'un amour naissant. Jusque-là, c'est une histoire toute classique que nous offre Zola. Mais, c'est sans compter sur la présence, ou plutôt l'omniprésence de Jeanne. Là où la femme d'Henri pourrait être l'obstacle infranchissable pour vivre pleinement leur amour, c'est en réalité la jeune enfant qui viendra étouffer cette idylle. D'un égoïsme sans nom, profondément attachée à sa mère et d'une jalousie maladive, Jeanne incarnera la Morale à ne pas bafouer et jouera de sa santé fragile pour déstabiliser sa mère. L'amour maladif s'immisce alors dans ces jolies pages d'amour. Je ne vous cacherai pas que j'ai détesté le personnage de Jeanne (enfant qui vous dissuade à tout jamais d'en avoir). Elle impose consciemment à sa mère un choix douloureux et la manipule avec cruauté tout en se faisant passer pour une enfant fragile et naïve, elle qui a vite compris les enjeux d'un potentiel remariage de sa mère. Qu'il s'agisse d'Henri ou d'un autre, il n'y a de place pour personne dans sa petite bulle familiale. Une relation bien trop fusionnelle pour être saine en somme.

Et enfin, en arrière-plan, témoin de ces multiples enjeux amoureux, une autre déclaration d'amour voit le jour : celle d'un Zola qui dresse avec poésie et magie, le portrait d'un Paris sublimé par ses mots.

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce huitième tome qui me/nous mène vers le fameux Nana dont j'attends beaucoup.

Je vous invite aussi à nous rejoindre sans attendre  pour poursuivre ce défi zolien. Je publierai mon prochain article le 29 septembre. (La fin du mois me semble une bonne échéance en ce qui me concerne.) J'attends vos liens et vos avis lectures et n'oubliez pas que vous pouvez vous inscrire ponctuellement pour un titre ou un autre. Les inscriptions se font ici.

Les autres lectrices d'Une Page d'amour...

Si j'oublie l'un(e) d'entre vous, un petit mail et je rectifierai tout cela !

Kalistina, fidèle au défi...

Farine et fils qui a rejoint le défi avec enthousiasme !

A_Meli_Melow du blog Mon Blog-note qui a "retrouvé ses bons vieux chaussons" en replongeant dans Zola.

 

Prochain rendez-vous zolien : Nana

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 06:00

Scolaire-0758.JPG

Après un début laborieux (ce qui en soit est gênant pour un livre de 90 pages) voilà un texte que j'ai été ravie de découvrir. Je connaissais Irène Nemirovsky depuis le succès de Suite française mais je n'avais jusqu'à maintenant pas eu l'occasion de découvrir ses écrits. C'est ma Rousse qui m'a conseillé ce titre lorsqu'en fin d'année je travaillais sur les potentielles oeuvres à étudier avec mes futurs troisièmes.

La jeune Antoinette grandit dans une famille de nouveaux-riches qui accorde une attention toute particulière au regard qu'on lui porte et à sa place dans la société parisienne post  années folles. Sa mère, hautaine, froide et caractérielle décide un jour d'organiser un bal afin d'y recevoir les gens importants qu'elle "fréquente"de plus ou moins loin. C'est alors l'effervescence chez les Kampf qui préparent activement le grand jour afin d'épater la galerie et de faire de cette soirée un jour mémorable. Emportée par l'enthousiasme parental, Antoinette tombera de bien haut lorsque sa mère lui refusera catégoriquement d'être présente ce soir-là. Réduite à libérer sa chambre et occuper une pièce annexe de la maison, elle devra se contenter d'aider pour les préparatifs et pourra observer de la petite fenêtre de sa chambre de fortune les robes qui tournent et virevoltent au rythme des musiques entraînantes. Un vrai supplice, une soirée aux allures dramatiques pour elle qui ne souhaite qu'une chose : faire son entrée dans "le monde". Aussitôt son rêve de bal brisé, le caractère bien trempé de cette Cendrillon moderne va la pousser à mettre son grain de sel dans ce bal qui ne peut avoir lieu sans elle.

Irène Némirovsky dresse dans son oeuvre un portrait d'adolescente savoureux tout en offrant à son personnage féminin l'occasion de se frayer un chemin vers l'âge adulte. La petite Antoinette, pressée d'être une femme, fera d'abord surgir toute la cruauté et l'immaturité de l'enfant qu'elle est avant d'accéder à ce monde qu'elle convoite tant. Une fable grinçante sur fond de critique sociale piquante à souhait et teintée d'ironie que je vous conseille vivement.

 

Les avis de Choco, Syl et celui du blog A sauts et à gambades.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:00

Lettre-d-une-inconnue.jpgElle écrit. Parce que l'écriture demeure la seule chose qu'il lui reste. Seuls les mots couchés sur le papier lui permettront de se livrer toute entière. Peu importe les conséquences, puisqu'elle sera morte quand le destinataire aura sa lettre en main. Et si le courage de l'envoyer manque, sa déclaration enflammée restera lettre morte.

Retracer fidèlement la genèse de leur histoire: des premiers émois aux rares instants les plus passionnés. Entretenir un souvenir fragile, faire perdurer des instants troublés par le temps. Voilà les raisons qui la conduisent à écrire toute sa douleur. Rongée par l'ignorance et l'absence de l'autre, elle souffre à cause de cet homme libre de toute attache, séduisant sans promesse les femmes entre deux voyages... Cet écrivain préfère se satisfaire de conquêtes éphémères alors que l'amour est là, auprès de lui. Mais il s'agit ici d'un amour qui aliène l'épistolière, et qui l'invite à côtoyer la folie au cours de ses envolées lyriques. Grande figure de tragédienne, c'est d'ailleurs un peu de La Religieuse de Diderot que j'ai retrouvée ici, tout en songeant également aux Lettres portugaises de Guilleragues, dont l'héroïne présente bien des points communs avec son homologue viennoise.

J'ai aimé savourer l'oeuvre de Zweig, apprécier ses mots et suivre cette femme soumise aux tourments de la passion. Son terrible cri d'amour a su me toucher malgré son caractère un peu trop répétitif (Cela se justifie aisément puisque les sentiments de la jeune femme deviennent obsessionnels et destructeurs.) A travers cette langoureuse complainte, Zweig réussit avec brio à se faire habile chirurgien de la passion et à rendre de compte de la douleur qui ne se contente pas de semer le trouble dans les esprits. Au contraire, il souhaite exprimer une douleur plus profonde, ancrée bien au fond du coeur de notre inconnue, en faisant de ce texte un magnifique testament amoureux...

Je viens de voir que la pièce passait à Paris et serais bien partante pour une petite virée théâtre... Si quelqu'un a vu la pièce et/ou a un avis sur la question, faites-moi signe.


L'avis de l' Irrégulière, encore plus enthousiaste que moi...

 


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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:20

http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/144523.jpg Un petit classique, ça vous tente ... ?

(pour mon centième article ! )

 Une chronique qui sera donc consacrée à cette oeuvre de Marguerite Duras qui eut un immense succès : L'Amant.

Texte d'inspiration autobiographique, Marguerite Duras vient rompre certains codes classiques en offrant au lecteur des "bribes de souvenirs".

Plus particulièrement attachée à cette époque, où la jeune adolescente tomba sous le charme d'un très riche chinois à l'avenir déjà tracé et prometteur.

Au fil des photographies jaunies, nous replongeons dans un passé, où l'idée de "souvenir instantanné" prend alors tout son sens...

 

Le premier contact avec le livre est certes déconcertant. Passage d'une époque à une autre, nous nous trouvons tantôt face à l'amant, à travers des scènes ou la sensualité et la passion s'expriment pleinement, puis face au frère violent, à la mère autoritaire, à la jeune femme en plein éveil sexuel. Les liens se font ou se perçoivent parfois difficilement. Pas d'histoire linéaire, des va-et-vient auxquels il faut s'habituer. Voilà le premier sentiment lié à ma rencontre avec Duras.

Puis viennent les phrases, les mots qui s'entremêlent et nous goûtons alors à l'écriture durassienne. Une écriture à l'image de ses textes: déroutante, qui nécessite d'être "apprivoisée". Marguerite Duras subvertit le langage comme elle subvertit la norme de l'écriture autobiographique et des codes "moraux", et en cela la démarche est particulièrement intéressante. Certains passages de l'Amant demeurent également des bijoux littéraires qui vous font frissonner de la première à la énième relecture...

 

"Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »
Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore et dont je n’ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même silence, émerveillante. C’est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante.
Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était déjà trop tard. Entre dix-huit et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie."

 

J'aime beaucoup, entre autres, la dernière page du roman mais je la tairai pour ceux et celles qui veulent le découvrir...

 

Bonne lecture !

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