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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:30

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Cela faisait quelque temps que ce livre me faisait de l'oeil et que j'avais très envie de le découvrir. Le tome 2 est sorti en avril dernier et le diptyque étant achevé, je pouvais me lancer sereinement dans sa lecture sans attendre impatiemment la sortie du second volume...

Nox est avant tout une dystopie. La société imaginée par Yves Grevet est un monde où la dichotomie riches et pauvres est clairement marquée. Les pauvres vivent "en bas" dans l'obscurité, la saleté et le brouillard. Ils subissent chaque jour la violence des petits chefs et des milices ultra répressives. Les riches sont dans la ville "du haut" et jouissent d'un confort appréciable. Les uns sont élevés dans la crainte et le mépris des autres. A la manière des  castes indiennes, nul espoir de sortir de sa condition. Le pire des châtiments ? Le bannissement.

Au sein de la ville du bas, vit une bande d'amis dont les solides relations les aident à (sur)vivre dans ce climat hostile. Leur amitié est au-dessus de tout et un principe fait loi : ne pas prendre en compte les convictions "politiques" de leurs parents pour préserver leur bonne entente. Promesse difficile quand on sait que le père de l'un est un des chefs de la milice et quand le père de l'autre a certaines accointances avec la "résistance".

Dans la ville du haut, la jolie Ludmilla ne s'est jamais remise de la mort de sa mère et son père est aux abonnés absents. Elle a appris à se reconstruire auprès de sa gouvernante Martha, mais celle-ci se voit contrainte, du jour au lendemain, de démissionner. Un retournement de situation qu'elle n'est pas prête à accepter.

Voilà un récit haletant et vraiment entraînant que j'ai dévoré en à peine deux jours. Nox relate une belle histoire d'adolescents qui vont devoir douloureusement entrer dans l'âge adulte en prenant des décisions déterminantes et difficiles. Révolte, engagement, trahison(s) : les héros ne seront pas ménagés et devront aller chercher en eux le courage de surmonter bien des épreuves.

Ce récit polyphonique (les chapitres alternent les narrateurs et donc les points de vue) nous emporte dans une société en pleine mutation dont le devenir est encore incertain. Les choix des uns détermineront la vie des autres.

Vite ! La suite ! Demain, je me précipite dans une bonne librairie pour me procurer le tome 2 ! (Et quelque chose me dit que je ne serai pas la seule...)

 

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Dessin de Delphine Jacquot pour le blog de la librairie.

Et pour la petite info, Yves Grevet sera en dédicace

à la Librairie Pages d'encre le 23 Novembre 2013 à Amiens.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'y serai !

 

Bonne semaine !


Nox "Ici-bas" d'Yves Grevet

Syros
ISBN : 9782748512892

16€90

 

 

 


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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 06:30

C-est-samedi---Nadine-Brun-Cosme.JPGJ'avais découvert les éditions Escabelle en dévorant avec émotion le merveilleux M.Wilson de Thomas Scotto et de Peggy Nille. Quand j'ai vu ce petit livre sur les étagères de ma librairie, je n'ai pas hésité très longtemps pour me le procurer espérant tomber une nouvelle fois, sur une jolie pépite. Et comme j'ai bien fait !

C'est samedi, et ce samedi sera un jour que notre héroïne n'oubliera jamais. Ce jour-là, elle suit un rituel qu'elle aime par-dessus tout: elle passe la journée avec son grand-père et ils vont acheter du pain. Le même trajet, les mêmes répliques, les mêmes petits bonbons à partager. Comme un film que nous aimons voir et revoir sans cesse tant il est pour nous rassurant et apaisant. Mais ce jour-là, un grain de sable va s'immiscer dans les rouages si bien huilés de ce doux rendez-vous. Pas le temps de passer la porte de la boulangerie. Le papi tant chéri s'écroule sur le sol froid et la vie le quitte, doucement.

"Ma tête est tombée sur son épaule et mes yeux se sont vidés longtemps sur sa blouse.

C'est là je crois, que j'ai commencé à laisser partir Papi"

Tout autour la foule. A ses côtés, sa petite fille perdue, immobile qui comprend aussitôt ce qui arrive. Le genre d'événement qui fait grandir vite. D'un seul coup.

Les jours passent. Elle apprivoise l'absence et fait lentement son deuil. Les mots exprimés disent sa peine avec pudeur et ses mots d'enfants dressent un fabuleux portrait de grand-père, subtilement teinté d'une poétique nostalgie. Un livre à mettre entre toutes les mains, les petites comme les grandes. Encore une très belle publication cette collection "transmettre", le tout servi par des illustrations très à mon goût (qui mériteraient que le nom de Séverine Cordier apparaisse en couverture et non uniquement sur la quatrième...)

Et puis, je terminerai sur ces mots-là. Parce que dans la table de chevet de "mon papi Gus" c'était une tablette de chocolat qui nous attendait. Et ces carrés là, avaient une saveur jamais vraiment retrouvée.

"Dans la table de chevet de papi, j'ai trouvé sa boîte de bonbons. Des petits bonbons verts. Je les ai cachés sous mon oreiller. Dans mon lit, ce soir, j'en prends un. Je ne croque pas. J'essaie qu'il dure le plus longtemps possible. Puis je redis : Papi. Papi. Pour être sûre que je peux encore le dire. J'essaie le mot, je ne sais pas jusqu'où il peut aller [...] Est-ce qu'un mot qui n'appelle plus personne peut se vider ?"

 

L'avis de Bouma qui comme moi a été séduite.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 07:55

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Voilà que moi aussi, j'ai cédé à ce phénomène blogosphérique. Et voilà que moi aussi, j'ai chialé dans mon canapé émue par ce roman de toute beauté.

Bon l'histoire est assez simple puisqu'il s'agit d'une rencontre entre deux adolescents cancéreux qui tourne très vite à l'histoire d'amour, avec toutes les complications que cela entraîne quand on a 17 ans et qu'on sent que chaque jour n'est qu'un sursis dans cette put*** de vie. Mais qu'importe. Si cette vie n'a d'autre issue que d'être trop brève, elle aura le mérite et l'honneur d'être grandiose et grisante. John Green offre donc à ses lecteurs des héros dont le temps est compté, une tragédie moderne en somme.

La jeune Hazel, d'une finesse et d'une intelligence rares va vite charmer par ses réparties aussi cyniques que cinglantes le jeune Apollon unijambiste qui répond au doux nom d'Augustus Waters, un garçon qui vit caché derrière ses métaphores. Une complicité fulgurante va les conduire à vivre, à l'aube de l'âge adulte qui semble inaccessible pour eux, la plus belle des histoires d'amour. Une histoire forte, incandescente. La force du livre réside, je pense, dans cette capacité qu'a l'auteur d'inventer des personnages très forts, particulièrement poignants, qu'il s'agisse des deux charismatiques protagonistes ou des personnages secondaires. (Mention spéciale pour Isaac et le père d'Hazel) Chacun fait de son mieux pour accepter le quotidien, le "monde comme il va". Que les personnages laissent exploser leur impuissance aux yeux des lecteurs ou qu'ils fassent de la retenue un art de vivre, ils sont tous des êtres grandioses malgré leurs failles dont l'aura ne vous quittera pas une fois le livre refermé.

" J'avais consacré le plus clair de ma vie à m'efforcer de ne pas pleurer devant les gens qui m'aimaient, je savais donc ce qu'Augustus était en train de faire.Vous serrez les dents, vous relevez la tête, vous vous dites que, s'ils vous voient pleurer, ils vont avoir mal et que vous ne serez jamais rien d'autre que de la tristesse dans leur vie. Et comme vous ne voulez pas qu'ils vous résument à de la tristesse, vous ne pleurez pas, vous vous dites tout ça dans votre tête en regardant le plafond, puis vous déglutissez un grand coup, même si votre gorge s'y oppose, et vous regardez la personne qui vous aime en souriant."

De belles personnes qui souvent se cachent derrière un humour piquant, drôle à souhait, à défaut de thérapie plus efficace. Alors je vous arrête tout de suite, certains ne vont s'arrêter que sur les mots "amour" "ado" "cancer" et se dire que ça ne les enchante guère ou que l'on va vite sombrer dans un sentimentalisme larmoyant et chiant à crever. Détrompez-vous. Quelle erreur que de passer à côté d'un si beau texte. Un livre que je voudrais offrir, conseiller, prêter et partager avec tout amoureux de la lecture ou tous ceux qui ne le sont pas encore. On atteint là un sommet en terme de littérature jeunesse. Une pépite qui vaut bien quelques larmes.

"Quand on est admis aux urgences, une des premières choses qu'on vous demande, c'est d'évaluer votre douleur sur une échelle de un à dix. On m'avait posé cette question des centaines de fois au cours des dernières années [...]

- Tu sais comment je sais que tu es une battante ? Tu dis neuf, quand c'est dix.

Mais ce n'était pas tout à fait vrai. J'avais dit neuf parce que je gardais le dix en réserve. Et voilà qu'il était là, cet énorme et terrible dix, qui me giflait à tour de bras tandis que j'étais allongée sur mon lit à regarder le plafond."


Lundi, clairement, mes grands trolls auront le droit à mon passage en revue des lectures incontournables de l'année avec ce titre en tête de liste.

" Il arrive qu'à la lecture de certains livres on soit pris d'un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains jusqu'au dernier auront lu le livre en question." Tout est dit. Pas mieux.


Ceux qui sont aussi tombés sous le charme...

Jérôme (qui n'a pas pleuré mais...) , Stephie, Leiloona, NouketteCess, Mlle PointillésFée Bourbonnaise.

Allez, on court sans plus attendre chez son libraire...

(Et Hélène, il nous le faut dans ton CDI !!! )

logo saison3 Challenge amoureux irrégulièreCe billet doux s'ajoute donc à ma liste de lectures pour le 

challenge amoureux de L'Irrégulière saison 3

dans la catégorie « Eros et Thanatos »

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 07:00

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Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec la charmante Gwennaëlle du superbe blog Deuzenn's garden pour une lecture commune qui nous tient particulièrement à coeur puisqu'il s'agit du grand Jean-Claude Mourlevat

C'est toute fébrile que j'ai repéré l'unique exemplaire sur les étagères de ma librairie. Oui parce que grâce à Hélène cet auteur fait désormais partie de mon "Panthéon jeunesse" et il me semblait inconcevable de rater cette sortie. (J'ai appris entre temps que Gwenn avait sauté sur l'autre exemplaire venu remplacer le mien dans notre jolie Fontaine)

Dans ce nouveau livre, l'auteur délaisse le genre romanesque pour se consacrer à l'écriture d'un recueil de nouvelles. Il nous avait prévenus lors de son passage au collège, qu'il s'agissait de nouvelles noires, très noires qui finissaient mal, voire très mal. Qu'allait-il nous réserver, lui qui sait rendre sa plume si tranchante et cruelle ? Ayant eu le privilège d'assister à une séance de lecture publique, je connaissais plusieurs de ses textes. C'est donc des souvenirs plein la tête que je les ai redécouverts avant de me consacrer à la suite... J'ai donc pris beaucoup de plaisir à retrouver la naïve Pauline, à revoir cette grande victoire dans la vie de cette famille qui construit son titanesque château de sable sur une plage bretonne. J'ai aussi retrouvé, avec une émotion certaine, Madame Maréchal, éprise de poésie... Encore une fois, Jean-Claude Mourlevat offre de jolis mots à ses lecteurs. Je ne vous cache pas que je le préfère romancier car en toute bonne foi, je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, mais il réussit sans peine ce pari de la brièveté et de la concision qu'impose le genre. L'ensemble des textes est parvenu à me convaincre et à emporter mon adhésion (un bémol peut-être avec "Don Juan"...). J'ai aimé cette façon de mettre en scène ces personnages ordinaires dans un quotidien qui les malmène avec plus ou moins de cruauté. (Je ne vous cache pas que j'imaginais que Mourlevat serait allé un peu plus loin en matière de férocité) Quant à la dernière nouvelle, qui est une de mes préférées (avec "Les jolis nuages") , c'est un joli clin d'oeil qu'il nous fait . Je n'en dis pas plus, habitués, convaincus de la première heure ou simples curieux, procurez-vous ce titre !

 

Vous venez avec moi chez la jolie Gwenn histoire de connaître son avis ?

L'avis de Qu'importe le flacon...


 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 08:00

Album 9276

Depuis quelques semaines, je travaille sur l'oeuvre Tristan et Iseult avec mes trolls de cinquième et ce pour mon plus grand plaisir. Alliant à merveille des enjeux amoureux, des histoires de jalousie, de trahison et des scènes de combats extraordinaires, cette oeuvre médiévale semble bien fonctionner avec eux. Ainsi, tout au long de la séquence, j'aime leur proposer des parcours croisés et je les conduis volontiers vers d'autres supports artistiques (Peinture, sculpture, cinéma et albums...) Voilà pourquoi ils auront entre leurs mains ces deux très jolis albums de Tristan et Iseult qui rendent merveilleusement hommage à une des plus belles histoires d'amour fou de la littérature.

Pour commencer, l'album de Béatrice Fontanel et d'Aurélia Fronty (dont j'aime beaucoup le travail) nous offre un Tristan et Iseult fort lumineux dans lequel les couleurs rosées donnent le ton. Oui, nous allons entendre parler d'amour. Si les personnages m'ont parfois paru un peu trop filiformes j'ai vraiment aimé les mélanges audacieux des petits détails et des couleurs qui construisent l'univers atypique de l'illustratrice... Je suis un peu moins enthousiaste en ce qui concerne les textes et les choix d'adaptation de l'histoire.

Ainsi, ma préférence va tout de même au second album, celui d'Anne Jonas, Anna et Elena Balbusso, plus charnel peut-être. Les corps sont là, emprisonnés dans un décor auquel ils se mêlent... Souvent, les frontières entre les personnages et le monde qui les entoure sont floues, flottantes, masquées de volutes, liens symboliques qui unissent les amants, annonçant subtilement ces lierres qui ne cesseront de pousser l'un autour de l'autre au delà de leur mort. L'adaptation de la légende, du point de vue textuel est aussi plus en accord avec l'édition que j'avais choisie. Un travail de relecture formidable, doux et envoûtant. Rien de tel pour une si belle histoire.

Deux jolis regards à ne pas rater sur une des légendes médiévales que j'aime le plus.


Ce billet doux s'ajoute donc au challenge amoureux

de L'Irrégulière dans la catégorie libre.

Et pour vos oreilles, ce texte du grand Maxime qui me bouleverse tant.

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 06:00

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Attention : que celles qui me reprochent déjà en ce début d'année d'alourdir leur PAL s'abstiennent de lire ce billet. Jean Claude Mourlevat a été ma découverte de l'année 2012. J'ai lu avec passion Le Chagrin du roi mort et élevé au rang des plus beaux livres jeunesse Le Combat d'hiver. J'avais acheté Terrienne lors du salon du live de ma ville où j'ai eu l'immense chance de rencontrer cet écrivain et de partager un moment avec lui lors d'une rencontre avec mes trolls. Un grand moment pour nous (comme pour ma collègue doc' qui lui voue un véritable culte.) Comme à son habitude, Jean-Claude Mourlevat nous entraîne dans un univers que lui seul sait créer et flirte cette fois avec les frontières du fantastique. Anne Collodi rencontre un vieil homme qui va la prendre en stop. Etienne Virgil, cet écrivain en mal d'idées, va très vite être intrigué par la jeune femme qui dit être à la recherche de sa soeur Gabrielle qui aurait disparu mystérieusement après son mariage.

De fil en aiguille, Anne se retrouvera à devoir passer une "frontière", sorte de faille située à un carrefour en pleine campagne pour gagner un monde où les terriens sont les pires ennemis qui puissent exister. Comment mener ses recherches insensées quand elle doit avant tout faire tout son possible pour ne pas attirer l'attention sur elle? Un plongeon dans un monde hostile qui pourrait lui coûter le prix fort...

Même si ce livre ne m'a pas bouleversée autant que Le Combat d'Hiver, je ne peux que renouveler toute l'admiration que je porte à ce grand romancier. Chaque lecture demeure délicate, aussi savoureuse qu'une petite gourmandise qu'on ne voudrait pas finir trop vite. Il nous offre une fois de plus une palette de personnages très attachants, charismatiques et poignants. Les oppresseurs, souvent terrifiants et implacables réveillent chez les oppressés cet instinct de vie qui me plaît tellement. Et c'est souvent avec regret et émotion que nous assistons, impuissants, à la disparition aussi violente que subite, de certains personnages que Mourlevat avait pourtant soigneusement pris le temps de nous faire aimer sous sa plume fourbe et cruelle...  Rien ne nous est épargné, magie de la lecture. Merci Monsieur Mourlevat.

" Je l'aime à cause de ça. J'aime le froid, le trop chaud, la pluie, la boue, les embouteillages, les examens ratés, les cartes postales moches, les mensonges, les larmes, les blessures et la mort. J'aime ce qui me manque et ce qui dépasse, j'aime le trop et le pas assez, je veux me brûler aux orties et aux casseroles, ça ne me dérange pas, je veux bien égarer mes clés, avoir mal à la tête, être trompée (pas par Bran), être bousculée. Mais je prends aussi les bonnes choses. Je veux être caressée, je veux manger des banana split, je veux écouter de la bonne musique, recevoir des lettres, voir naître des bébés, faire la sieste, aller à Venise..."

Dedicaces-8024.JPGJanvier 2012. Notre CDI ne sera plus le même...

Petite séance de lecture pour les privilégiés que nous sommes....

Deux nouvelles d'un recueil qui sera prochainement publié.

 

Terrienne, Jean-Claude Mourlevat

Date de parution : 20/01/11

Editeur : Gallimard Jeunesse

ISBN : 978-2-07-063723-2 

Présentation : Broché

Nb. de pages : 386 pages


Dans les oreilles d'Anne Collodi....

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 07:00

Broche-5134.JPG

Avoir ce livre entre les mains, c'est être face à une jolie boîte à musique. En plus moderne certes, et sans la jolie danseuse. Une couverture aux couleurs chaudes, aux courbes délicates, un poil psychédélique. On l'effleure du bout des doigts et on apprécie ses reliefs... On décide alors d'aller plus loin, de tourner les premières pages et de rencontrer Lou, le héros de l'histoire. On tombe ensuite nez à nez avec Dexter et comme Lou, on s'attache à ce personnage aussi mystérieux que curieux.  C'est lui qui donne le ton, lance la musique, fait vibrer les oreilles et les corps et qui va aiguiser la curiosité de Lou. Alabama blues ou comment (r)éveiller le mélomane qui sommeille en nous. En quelques clics ingénieux, la mélodie accompagne notre lecture et les lignes de mots se transforment en portées. L'alchimie se fait. La magie du blues opère. Difficile de poser le livre malgré le repas de famille du dimanche qui vous appelle. Il est trop tard. Vous serez sans nul doute en retard, absorbé par les mots et les notes.

Après l'écriture d'une histoire à quatre mains (Les Blue Cerises que je vous recommande chaudement) Maryvonne Rippert offre à ses lecteurs (impatients de la retrouver depuis le gros succès de Métal Mélodie) un livre au concept original: ce roman musical va vous donner enfin  une raison valable de passer du temps sur votre smartphone ! Un petit logo (flashcode) surgit au détour d'une page et vous donne immédiatement accès aux pistes de l'album des Chics Types donnant une dimension nouvelle à la lecture. On se prend au jeu de découvrir chaque titre et on laisse volontiers le rythme nous envahir. Décidément, les éditions Oskar font de jolis choix éditoriaux... Un merveilleux hommage à la musique qui ne fait que confirmer mon amour pour les mots de Maryvonne Rippert.


Pour poursuivre la découverte :  

Le site web des Chics types : ici

Le blog de Maryvonne Rippert : ici

Le site du livre, l'histoire du projet : ici


 

 


 


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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 07:00

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Les éditions Oskar ont eu une très jolie idée avec la collection TRIMESTRE. Le principe est simple, durant l'année quatre auteurs et quatre illustrateurs réunissent tour à tour leur talent pour produire un petit livre souple, entre l'album et le roman, entre le magazine et le livre afin d'accompagner nos jeunes lecteurs. Une histoire illustrée sur le principe de la bichromie qui joue habilement entre texte et image.

Trouvé dans le CDI d'Hélène, ce premier titre m'a rapidement donné envie de poursuivre ma découverte... Dans Je veux aller à la mer (où l'on apprend que la mer est à 503km) nous suivons un jeune garçon Johnny, issu d'une famille très modeste qui rêve non pas de vagues et de sable fin mais de voyages en bus. Fasciné par ce moyen de locomotion, l'enfant attend avec une impatience non dissimulée les sorties à la bibliothèque organisées par l'école. Choisir un livre lui importe peu : tout ce qui compte c'est ce trajet, parenthèse savoureuse dans son quotidien un peu triste. Spontané, curieux, touchant, le jeune garçon nous ravit grâce à son capital sympathie et à son franc-parler.. Quelle jolie scène que celle dans la bibliothèque où il découvre la poésie dans toute son étrangeté et sa complexité. "Alors pourquoi il délirait l'écrivain ? Il était saoul ?"

Pour le deuxième titre de cette collection, c'est ma divine copine Steph' qui m'a suggéré cette lecture. Elise avait d'ailleurs commandé le livre, me l'avait prêté, je lui avais ensuite rendu sans l'avoir lu pour finalement le retrouver... dans le CDI d'Hélène ! Quel parcours ! Sélectionné cette année pour le Prix des Inco, ce titre Le Bébé tombé du train - Quand l'amour d'une mère est plus fort que tout- avait donc déjà fait beaucoup de bruit dans mon entourage de lecteurs... Nous partons à la rencontre d'un monsieur qui vit en reclus dans sa ferme, loin des gens, loin du monde. Son jardin donne sur un chemin de fer, seule "animation" dans son morne quotidien. Jusqu'au jour où un bébé rampe dans les herbes hautes du jardin d'Anatole. En un regard, son coeur s'emplit d'amour pour cet enfant et dès lors "Anatole n'était plus seul". L'enfant grandit, s'interroge, s'épanouit à ses côtés et le vieil homme reprend goût à la vie.

"Où sont les larmes quand on pleure pas ?"

Son monde trouve cet équilibre qu'il n'attendait plus. Mais au loin, des pas, des pas dans les graviers, des pas fatigués, des pas qui espèrent, des pas qui craignent de ne plus avoir la force d'avancer, suivent doucement les rails qui menaient autrefois vers un ailleurs indicible...

 

Une collection à suivre de très près !

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 07:00

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Achetée sur les conseils de Marion, remise en haut de ma PAL après en avoir discuté avec David, voilà une bien jolie découverte estivale en littérature jeunesse que je vais m'empresser de conseiller à mes collégiens ! Dès les premières lignes, ce livre a ce "petit quelque chose" qui vous assure que vous allez le dévorer.

Sally est une jeune fille qui a récemment perdu son père dans des circonstances particulièrement brumeuses. Seules quelques obscures informations sont entre ses mains et toute l'intrigue reposera sur l'élucidation de cette disparition douloureuse. Hantée par certains cauchemars récurrents, elle devra affronter les démons de son passé enfouis au plus profond de son esprit pour pouvoir progresser dans son enquête.

Entre roman d'aventures, d'éducation et intrigue policière, ce livre nous offre un moment de lecture particulièrement prenant. Au fil de ses bonnes ou mauvaises rencontres Sally grandit et tente de retrouver un certain équilibre dans son quotidien. Elle saisit l'opportunité de travailler chez un photographe dont l'équipe lui sera d'une grande aide. De jolis moments de complicité vont naître, les premiers émois amoureux également.

Une héroïne à laquelle on s'attache très vite et dont on suit les aventures avec beaucoup d'intérêt. Quelle frustration de fermer le livre loin de ma bibliothèque et de ne pouvoir immédiatement lire la suite lorsque j'étais en Sardaigne ! Trois tomes m'attendent encore et d'après Marion, ils n'en sont que meilleurs. Je vous abandonne donc, Sally m'attend...

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 07:00

Jeunesse-0949.JPG

Il y a quelque temps, ma copine Gwen est venue faire un petit tour dans ma salle B21 pour présenter une opération estivale qui a lieu dans ma ville autour des livres . Une présence bien agréable pour mes trolls de 6e qui l'avaient rencontrée lors d'une visite de la bibliothèque en début d'année. (Je passerai sous silence la seconde intervention en 5e plus que mémorable et totalement incongrue). Bref, parmi la sélection d'ouvrages proposée, un titre a rapidement attiré mon attention. (Ô faible femme que je suis...) J'ai donc très vite acheté ce Dear George... pour qu'il fasse partie de ma PAL d'été.

Quel bon moment de lecture ! Voilà un livre que j'aurais aimé avoir entre les mains adolescente. La jeune narratrice, Violette, se lasse des aventures sans lendemain ou médiocres de sa mère. Très rapidement, une unique solution semble envisageable : seul George pourra faire figure de digne remplaçant de son père. (Oui, nombreuses sont celles qui pourraient la comprendre et partager son avis.) En toute simplicité, elle va donc décider d'attirer l'attention du célèbre acteur et de lui écrire une lettre. Toutefois, un événement inattendu survient : sa mère veut lui présenter un nouveau prétendant : Dudley. Et cette idée ne plaît pas du tout à Violette.

Si cette histoire épistolaire n'est finalement que secondaire dans l'intrigue, il n'en demeure pas moins que l'ensemble de l'histoire est menée par un personnage haut en couleur. Violette est une adolescente un peu en marge des filles populaires du collège qu'elle fréquente et vit difficilement, comme beaucoup d'enfants, le divorce de ses parents. (D'autant que son père a refait sa vie et a eu des jumelles) La force de ce texte repose à mes yeux sur l'humour et le sens de la répartie incroyable de l'héroïne qui m'ont souvent fait beaucoup rire. (Et ce n'est pas Elo qui me contredira !) Les personnages qui gravitent autour d'elles sont aussi très attachants ou détestables mais parviennent rapidement à susciter l'adhésion du lecteur. Un livre vraiment très drôle que je vous invite à découvrir ou faire découvrir !

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