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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:34

 Défi Emile Zola

Emile is back ! Un an tout juste après "s’être éteint". Ce mois-ci, et pour ceux à venir, j’espère voir notre défi Zola doucement renaître de ses cendres pour être sérieusement achevé... L’idée reste la même, il s’agit de lire un Zola par mois et de publier un billet quand bon vous semble (en ce qui me concerne, c’est souvent à la fin du mois) en présentant le déroulement du défi, en reprenant le logo et en mettant un lien vers mon blog. D'ailleurs, n'hésitez pas à relayer l'info pour faire connaître le défi !

L’année dernière, notre parcours zolien s’est arrêté avec la lecture de l’Assommoir. Certains avaient déjà un peu perdu pied en route mais c’est l’occasion ou jamais de se lancer… Je sais que Kalistina ne m'a pas oubliée, que Stephie n’était pas contre non plus (malgré son retard) et que Fils et Farine a décidé de nous rejoindre pour cette session  « renaissance » du défi en lisant prochainement Nana. Le blog Brouillard charnel maintient aussi sa participation. Enfin, il me semble que Camille lit Nana en ce moment même (entre deux coups de pinceaux et cartons de vaisselle) et que si le coeur lui en dit elle pourra pousuivre de temps à autre ses lectures zoliennes... Sophie? Marie Golotte ? Les Marion ? Tentées ?

Pour le mois d’Août, il s’agit donc de lire Une Page d’amour (ou de rattraper votre retard sans attendre.) Si vous souhaitez prendre le défi en route, cela est tout à fait envisageable ! Le nouveau calendrier se déroulera ainsi :

Août : Une Page d’amour

(Liens vers les articles actifs)

 Farine et fils, Kalistina,  A_Meli_Melow


Septembre : Nana

Fils et Farine, Kali , Camille


Octobre : Pot-bouille

Fils et Farine , Kali

Novembre : Au Bonheur des dames

(Comme il me tarde de le découvrir !!)


a_Meli_melow, Syl. ,Fils et Farine , Kali

 

Décembre : La Joie de vivre


a_Meli_melow, Fils et Farine ,  Kali


 

Janvier : Germinal

Fils et Farine , Kali

Février : L’Œuvre

Fils et Farine , Kali

Mars : La Terre 

Fils et Farine , Kali

Avril : Le Rêve

a_Meli_melow, Fils et Farine , Kali

 


Mai : La Bête humaine

Fils et Farine , Kali

 

Juin : L’Argent

Céline, Fils et Farine , Kali

 


Juillet : La Débâcle

Céline, Fils et Farine , Kali

 


Août : Le Docteur Pascal

Céline, Fils et Farine , Kali

 


Bref, dans un an exactement, nous aurons achevé le si célèbre cycle des Rougon-Macquart. Si vous ne souhaitez participer qu’à certaines lectures, laissez-moi un commentaire pour m’indiquer quel livre vous souhaitez chroniquer. A la fin du défi, une petite récompense sera envoyée aux trois meilleurs chroniqueurs ! Pour ceux qui veulent écrire un billet sur certains des tomes précédents, n'hésitez pas à m'envoyer les liens de vos billets. D'ici là, je prépare la nouvelle MAJ.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 11:30

L-Assommoir.jpgLa lecture de L'Assommoir est incontournable pour qui s'éprend de la littérature. Il fait partie de ces monuments littéraires qui effraient un peu. Ce titre est un des derniers livres qui m'a accompagné lors de mon voyage au Brésil. Il était au programme pdu mois de Juillet dans le cadre du Défi Zola.

Cette oeuvre nous permet de suivre un des grands noms qui a marqué l'histoire des Rougon Macquart. L'Assommoir retrace en effet la vie de Gervaise (une Macquart) et de son compagnon Auguste Lantier. Très vite délaissée, - oui voyez-vous monsieur Lantier est volage et grand séducteur - Gervaise doit assumer la lourde charge d'un maigre salaire et de deux enfants : Claude et Etienne, futurs protagonistes de Germinal et de la Bête humaine. Suite à cette rupture, notre héroïne ne cessera de montrer ostensiblement qu'elle n'a rien à voir avec sa triste ascendance. Gervaise se noie sous les références qui ne cessent de montrer qu'elle est une femme forte, de grande volonté, pleine de principes, fidèle et respectueuse de la morale. Ô combien associée à la pureté, - elle a la peau claire, est blanchisseuse - , Gervaise semble être la femme que tout le monde rêve de conquérir. Sa force de caractère la définit. Mais tout est habilement calculé par Zola : de son ascension sociale à sa lente agonie, cette beauté chaleureuse, riche de ses premiers succès laissera lentement la place à une femme écoeurante et rongée par le vice. La déchéance sociale ira de paire avec la destruction du corps. Tout ce que Gervaise aura cherché à fuir ne fera que la rattraper de plus belle et les effluves alcoolisés du mystérieux "Assommoir" viendront l'arracher à son quotidien fragile et à son éphémère succès. Gervaise est et restera un personnage "liquide". Où qu'elle soit, l'eau est présente. Pure, saine et limpide au temps des succès ; trouble, sale et boueuse quand vient l'heure de la chute. C'est cette liaison intime avec la "liquidité" qui causera sa perte puisqu'elle se laissera submergée par un redoutable adversaire : l'alcool. Elle qui pourtant, ne jurait que par "l'importance d'être bien sobre" (avant d'épouser Coupeau)

Je crois que Gervaise est une des héroïnes de roman les plus malmenées de la littérature française. Cette Banban n'aura d'ailleurs d'autre destinée que d'enfanter de la "vermine" et de transmettre ses vices : Anna, (future héroïne de Nana) sera à la hauteur des tares maternelles. Je pourrais dire mille et une choses sur cette oeuvre qui je crois détrône presque tous les Zola lus jusqu'à aujourd'hui. L'Assommoir entre sans conteste dans le TOP 5 des livres qui ont marqué mon parcours littéraire. Des projets à venir me donnent sincèrement envie de travailler ce texte plus en profondeur. Des chefs-d'oeuvres littéraires de cette dimension, j'en redemande !

A très bientôt pour Une Page d'amour, au programme d'Août.


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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:00

DSCF5833-pola.jpgJe comble tout doucement mon retard en achevant le sixième volet de la saga des Rougon-Macquart. (Je dois encore rédiger mon billet sur L'Assommoir) Et il faut dire que cette oeuvre est vraiment une très jolie surprise dans mon parcours zolien. Après avoir été particulièrement séduite par La Faute de l'abbé Mouret, je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de poursuivre avec Son Excellence Eugène Rougon. Oui, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais l'idée de parcourir quatre-cents pages causant d'intrigues politiques et des dessous du pouvoir ne me réjouissait guère... Soit. Le premier chapitre s'ouvre en effet sur une assemblée molle, peu transportée par les questions à l'ordre du jour. La seule effervescence qui anime les hommes présents concerne Eugène Rougon (le frère d'Aristide, le spéculateur avide de La Curée) qui dès l'ouverture du roman est l'homme qu'on attend, l'homme par lequel tout semble se jouer. Très vite, on comprend que si fresque politique il doit y avoir dans cette oeuvre, tout se jouera dans les coulisses du pouvoir, coulisses qui prendront deux directions : d'une part, la sphère des intérêts liés à la possession du pouvoir politique et au prestige que cela confère aux hommes, et d'autre part, la sphère des intrigues féminines, dignement représentée par Clorinde, sorte de double féminin de Rougon. Tout au long de l'oeuvre, une lutte de pouvoir et d'influence se jouera entre les deux personnages.

" Il avait vécu jusque-là dans le dédain des femmes, et la première sur laquelle il tombait, était certes la machine la plus compliquée qu'on pût imaginer"

Est-ce un choix de lecture de ma part ? J'ai eu l'impression que la politique était finalement souvent relayée au second plan et que les femmes étaient souvent mises sur le devant de la scène. Certes, rarement sous leur meilleur jour, puisque là où les hommes sont encensés pour leur talent d'orateur, leur capacité à argumenter, répondre aux attaques des adversaires, les femmes n'ont souvent pour seule talent que celui d'user de leurs charmes. Le corps se fait monnaie d'échange, moyen de pression, objet de toutes les convoitises et la séduction est une arme de poids... Clorinde, ardament désirée par Rougon (que de descriptions portant sur ses courbes sensuelles...) excelle ici dans la manipulation. (Je lui ai trouvé un petit côté Merteuil de temps à autre...) Elle refuse de laisser Rougon se conforter dans le mépris de la gente féminine et fera tout pour bousculer ses certitudes. Elle ira très loin dans son besoin de conquête, incarnant tour à tour les figures de garce, de femme fatale inaccessible, de femme facile, de catin de luxe. Et toute l'oeuvre sera un éternel jeu de conquêtes et de chutes sociales sur toile de fond historique comme Zola sait parfaitement le faire. A savoir maintenant qui sortira vainqueur de cette lutte où "tous les coups sont permis".

J'ai aussi beaucoup apprécié les discours concernant le genre romanesque, dont on fait souvent le procès dans ce livre. C'est une des intrigues secondaires que j'ai aimée suivre, d'autant que Zola, comme beaucoup d'autres romanciers du XIXè, a souvent été condamné pour ses textes immoraux. C'est donc non sans une certaine ironie qu'il dépeint les débats liés aux dangers pernicieux du roman, image véhiculée par la doxa depuis bien des siècles.

Ainsi, il ne me reste plus qu'à rédiger mon billet sur L'Assommoir, et à poursuivre la lecture d'Une Page d'amour dans lequel j'ai mis le nez hier soir après quelques épisodes d'How I Met Your Mother ! Et non, le mélange des genres ne m'effraie pas, d'autant que Barney a un petit côté Clorinde...

Toujours dans la course pour le défi Zola...

L'article de Gautier du blog Brouillard charnel

L'article d'Hors Temps Scolaire.

Stephie est en retard mais va "bientôt" commencer. Quid de Pimprenelle ?

 Kalistina  a du retard, mais m'assure être toujours de la partie.

Petit rappel, ce mois d'Août est celui d'Une page d'Amour. Courage aux retardataires !

Défi Emile Zola

D'autres courageux pour ce livre ?

 

 


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 11:08

DSCF5532-polaTout doucement je comble mon retard et vous propose ainsi le cinquième volet de la fresque zolienne : La Faute de l'abbé Mouret. Cette lecture était prévue au mois de mai et à l'heure où les participants doivent achever L'Assommoir je commence tout juste à entrouvrir Son Excellence Eugène Rougon... Je pense que la période estivale va me permettre de rattraper le retard pris en cette fin d'année scolaire.

 

La Faute de l'Abbé Mouret était un des Zola qui suscitait le plus d'attente de ma part. (Aux côtés de Nana, Au bonheur des dames et La Joie de Vivre ) Non seulement parce que certains lecteurs en avance sur le défi m'en avait soufflé quelques passages sublimes, mais aussi parce qu'il faisait partie des titres qui revenaient le plus souvent dans la liste des coups de coeur zoliens. 

Le récit commence. Serge est sorti du séminaire et a pris Désirée sous son aile puisqu'ils sont orphelins depuis la mort de Marthe et François. Le voilà maintenant un jeune abbé de vingt-six ans qui officie dans un petit village de Provence. Les premiers chapitres dépeignent avec la rigueur naturaliste chaque rituel propre au quotidien du prêtre. Zola donne le ton et laisse place à son regard exhaustif sur l'univers clérical. Tout semble bien rôdé, calculé au moindre geste. Mais déjà, en quelques lignes et le temps d'entrer dans l'oeuvre, la passion dévorante fait son oeuvre. Chaque geste de Serge est déjà lourd de sensualité et "transpire" l'érotisme.  Et quelle remarque faussement naïve Zola fait-il prononcer à la Teule qui s'exclame : "Il en remonterait pour la sainteté à un homme de soixante ans; mais il n'a point vécu, il ne sait rien, il n'a pas de peine à être sage comme un chérubin, ce mignon-là. " En effet, toute la première partie est construite de façon à mettre en valeur un homme droit, profondément animé par la passion de la religion. Les longs passages descriptifs, qui peuvent décourager plus d'un lecteur, servent le besoin de montrer à quel point Serge est un homme qui ne vit que pour son engagement envers Dieu. (Il était déjà présenté ainsi dans La Conquête de Plassans, devenant le protégé de Faujas, le faux dévot manipulateur.) Belle manière de faire exister un personnage à la piété exemplaire pour mieux détruire tout ce qui le constituait dans les premières pages du roman une fois la deuxième partie commencée... Sans trahir un grand secret, Serge va bien évidemment céder au péché de chair. Il croisera le chemin de la jeune Albine, rencontre qui bouleversera sa vie et son rapport au monde. Dans un décor semblable au jardin d'Eden biblique, la nature joue un rôle prépondérant dans l'éveil des sens: Albine et Serge sont les nouveaux Adam et Eve. C'est au coeur de ce havre de paix végétal que nos deux personnages vont se découvrir. L'univers naturel avait déjà été choisi par Zola dans La Curée, mais il prend une plus grande ampleur dans La Faute, passant de l'atmosphère sensuelle de la serre à l'explosion des sens dans ce jardin du Paradou. Portés par les parfums qui donnent le vertige, par les paysages envoûtants, par les sensations grisantes, Albine et Serge vont s'aimer et Serge va "devenir homme". Il renaît dans ce jardin de toutes les tentations, fuyant les conventions morales qu'exige son statut de prêtre. Zola nous le dit clairement "C'est le jardin qui avait voulu la faute". Cette nouvelle liberté acquise par l'intermédiaire d'Albine l'anime et le "réveille" de l'anesthésie du séminaire et le rend bien plus humain que ce pantin d'église décrit par Zola dans les premiers chapitres. Mais conformément au récit biblique, nos deux amants ne seront pas épargnés et l'heure de la chute arrivera vite.

 " Ne vois-tu pas que nous sommes nus ?

 Il eut honte à son tour, il ceignit les feuillages sur ses vêtements défaits"

Le diabolique Père Archangias (Ici, faisons parler l'onomastique, étant donné que les archanges sont dans la hiérachie céleste, les seuls à pouvoir agir sans la permission divine, cela justifie aisément le caractère tyrannique du personnage...) fera tout ce qui est en son pouvoir pour que Serge retrouve la voie de la sagesse et revienne à "ses premières amours."

La fin de la deuxième partie est d'une intensité incroyable. Une véritable lutte d'influences entre le plaisir charnel et le devoir clérical. Tout l'acharnement à vouloir contenir cette passion dévorante sera vain puisqu'elle ne ressurgira que plus intensément et de manière ô combien dramatique... Et que dire d'un des derniers échanges entre Serge et Albine qui tente par tous les moyens de le convaincre de rester auprès d'elle lorsque l'immonde Archangias lui ordonne de quitter le jardin. Quand Albine se livre entièrement, elle n'obtient que le silence de Serge, qui semblent paralysé. 

" Albine, glissée à terre, les mains follement tendues vers son amour qui s'en allait, se releva, la gorge brisée de sanglots. Elle s'enfuit, elle disparut au milieu des arbres, dont elle battait les troncs de ses cheveux dénouées."

En définitive, une lecture qui m'a parfois semblé un peu longue et statique. Mais je pense qu'il faut impérativement dépasser la remarque facile du "il y a trop de descriptions, ça m'ennuie, on s'y perd, c'est inutile..." afin de mieux savourer toute l'intensité de l'oeuvre, qui prend toute son ampleur en fin de seconde partie. Un grand Zola. Indéniablement.

Et pour achever cet article, ces mots... A mes yeux le plus beau passage du roman...

 

"Je t'aime parce que tu es venue. Cela dit tout... Maintenant nous sommes ensemble, nous nous aimons. Il me semble que je ne vivrais plus, si je ne t'aimais pas. Tu es mon souffle. (...) On ne sait pas cela tout de suite. Ca pousse en vous avec votre coeur. Il faut grandir, il faut être fort... Tu te souviens comme nous nous aimions ! Mais nous ne le disions pas. On est enfant, on est bête. Puis, un beau jour, cela devient trop clair, cela vous échappe... Va, nous n'avons pas d'autre affaire; nous nous aimons parce que c'est notre vie de nous aimer."

Les autres articles des courageux participants au défi Zola :

Défi Emile Zola

Stephie et ses Mille et une pages.

Pimprenelle et ses petits carnets.

Gautier du blog "Brouillard charnel"

L'article d'Hors Temps Scolaire

L'article de Kalistina


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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 07:00

Non, ne soyez pas surpris, j'ai juste "un peu de retard" sur mon défi lecture... Il va me falloir redoubler d'efficacité ce mois-ci ! Mais en même temps je ne vais pas me mettre une pression folle et avancer à mon rythme, n'étant pas partisane d'une boulimie livresque nous laissant finalement peu de souvenirs de lectures...

Conquete-de-Plassans.jpg

La tragique Conquête de Plassans.

 

Les livres de Zola étaient à l'Index (liste de livres condamnés par l'Eglise). Ainsi, un livre comme La Conquête de Plassans dont le héros n'est autre qu'un abbé tout auréolé de mystère, n'en trouve que plus d'envergure...

Le rideau se lève. Pas de grandes scènes parisiennes cette fois-ci puisque Zola revient vers ses premières amours. Plassans, cœur du livre genèse des Rougon-Macquart  va devenir le théâtre de bien des maux.

Côté jardin, les Rastoil , côté Cour les Pequeur des Saulaies . La maison et le jardin  des Mouret feront office de scène.  Au fond du jardin, une petite serre. (Clin d’œil entendu à la magnifique Curée ?) Le décor est fixé. Scène d’exposition : les acteurs sont en place. Une maison pleine de vie : une mère aimante, Marthe, ses enfants dont Désirée, la petite dernière qui joue tranquillement à la poupée. Un autre acteur rejoint les comédiens : voilà Monsieur Mouret qui fait son apparition. Ordre et rigueur, il dirige sa famille  avec une poigne de fer et son autorité semble résister à toute épreuve. Mais comme un jeune premier à qui l’on ravirait déjà le premier rôle voilà qu’entre Faujas, annoncé par « un bruit dans le corridor ». Les trois coups ont été frappés. Les choses sérieuses peuvent commencer.

Faujas, l’homme d’Eglise dont tout le monde parle, l’homme qu’il faut connaître, introduire dans les salons, l’homme à fréquenter, l’homme à critiquer, l’homme dont il faut se méfier, l’homme à  plaindre, à craindre, à admirer. Ses facettes sont multiples et il semble parfait pour endosser tous ces rôles, au fil des jours.  Faujas, une survivance de Tartuffe, un imposteur discret mais omniprésent. Sombre et machiavélique en coulisse, simple et humble sous la lumière des projecteurs.

Mouret se perdra en voulant lutter contre ce talentueux Faujas. Du drame à la farce il n’y a d'ailleurs qu’un pas. Alors que Faujas brille dans ses rôles dramatiques et sérieux, Mouret n’est que le pantin de tristes et vulgaires farces. Il en viendra à errer dans Plassans sous les railleries des habitants, tel un acteur hué par son public. Cette déchéance sera courronnée par une nouvelle invitée dans ce théâtre social : La Folie. D’ailleurs Zola est toujours là pour nous le rappeler lorsqu’il fait affirme que « La tête n’est pas plus solide chez les Rougon que chez les Macquart » et certains personnages ne sont pas sans nous dire que le spectre de Tante Dide plane au dessus de Plassans et que la folie qui la caractérise tant va bientôt s’exprimer pleinement à travers sa descendance. Je trouve d'ailleurs ce passage merveilleux et ne peut faire autrement que de le partager ici avec vous: " Mais les fous lucides n'ont pas tous cette innoncence. Il en est qui torturent leur famille par quelque vice caché, passé à l'état de manie: des misérables qui boivent, qui se livrent à des débauches secrètes, qui volent par besoin de voler, qui agonisent d'orgueil, de jalousie, d'ambition. Et ils ont l'hypocrisie de leur folie, à ce point qu'ils parviennent à se surveiller, à mener jusqu'au bout les projets les plus compliqués, à répondre raisonnablement, sans que personne puisse se douter de leurs lésions cérébrales; puis dès qu'ils rentrent dans l'intimité, dès qu'ils sont seuls avec leurs victimes, ils s'abandonnent à leurs conceptions délirantes, ils se changent en bourreaux... S'ils n'assassinent pas, ils tuent en détails."

Passées toutes les intrigues politiques et les luttes de pouvoir hypocrites, le dénouement tragique peut enfin se jouer... Le terrible masque de Faujas tombe. (Ce que l'Evèque Rousselot avait d'ailleurs anticipé.) Toute la lenteur de l'oeuvre, qui je vous l'accorde peut lasser et nous égarer, n'a d'autre but que de servir une fin incroyablela folie atteint son paroxysme. Un feu d'artifice spectaculaire. Marthe, telle une grande tragédienne prononcera d'ailleurs un magnifique monologue avant de rendre l'âme et Mouret savourera sa vengeance, quel que soit le prix à payer. Quant à la "bonne société" de Plassans, elle assistera en bon public à cette chute magistrale, à peine surprise de la tournure des événements. 

Quant à Zola, en bon romancier, et sans négliger toute la dramaturgie du roman, il choisira de refermer le rideau sur un homme en soutane (Figure du double de Faujas ? Survivance de l'abbé maléfique victorieux ?) , Serge, le fils des Mouret, pour préparer le lecteur à pénétrer dans l'oeuvre suivante, où le jeune abbé jouera alors à son tour, le premier rôle.

Défi Emile Zola

Et vous, où en êtes vous dans votre défi Zola ?

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:20

Bonjour à tous,  

Début mai. Un jour de retard pour ma récap' du  Défi Zola quatrième édition consacrée à la Conquête de Plassans.

Je ne vous cache pas que je suis en retard. Je rentre à peine d'Italie et n'ai pas eu le temps de finir mon livre. Ce sera chose faite en début de semaine car j'arrive tout doucement vers la fin...

Merci à tous pour votre participation, j'attends vos liens ici ou sur la page Facebook de mon blog... S'il y a des oublis ou des ajouts prévenez-moi !


Défi Emile Zola

 

Les participants: les réguliers ou les ponctuels... (La liste ne demande qu'à s'allonger... Venez nous rejoindre ! )

 

Céline , Stephie , Pimprenelle , Vicim , KalistinaMarc , Gautier , EliZabeth (en pointillé), Maggie , Lilie  (ponctuellement) , Eloah , Izousss, BénédicteArtémis .

 

J'attends de vos nouvelles !

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 Articles des participants pour La Conquête de Plassans

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Stephie

Pimprenelle

Gautier (Qui passe de non blogueur à blogueur)

Moka

Kalistina

Vicim

 

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Lecture de Mai : La Faute de l'Abbé Mouret

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 14:56

http://www.images-librairies.com/ima1/original/332/720332_2872824.jpg 

Le défi Zola mobilise aussi les non-blogueurs. Voilà l'article de Gautier qui nous accompagne dans ce parcours littéraire...

 

Le Ventre de Paris : roman du brouillard .

Il est encore bien tôt ce matin sur Paris. L’aube peine à ouvrir les yeux, comme au lendemain d’une fête trop arrosée. Une brume enrobe la ville d’une dentelle lourde qui suit les sabots des chevaux, encore engourdis par une nuit bien courte. L’un d’entre eux manque d’écraser un homme gisant dans la poussière, à demi mort aux portes de la capitale. Cet homme, Florent, apparaîtra comme le quasi héros des pages qui vont suivre. Avec l’aide de Mme François, il parvient jusqu’aux Halles fraîchement construites et s’ouvre alors pour lui, une longue nausée qui ne le quittera jamais plus. Cette ouverture, aux relents de roman existentiel, entre Sartre et Camus, nous plonge dans une atmosphère qu’on pourrait ramasser sous l’expression : La Nausée de l’Étranger. Florent vient apporter une zone d’ombre sur les Halles triomphantes, un brouillard, le témoignage des hommes qui en on trop vu, qui ont vu les coulisses qui soutiennent le décor du spectacle. Échappé du bagne, toujours à la marge, lui, le maigre, toujours à côté de son environnement, deviendra le bouc-émissaire de l’Ogre, des gras, du ventre de Paris et n’échappera pas ainsi à la sentence prémonitoire prononcée par son ami Claude, à l’origine de cette dichotomie des gras et des maigres. Le brouillard qui entoure Paris accompagne à chaque instant Florent. La débauche de chair qui l’entoure, chair métallique des Halles et chair alimentaire qu’elles couvent en leur sein, jouent une danse où s’entremêlent la fierté lourde de l’acier et l’incroyable complexité des odeurs dont Zola n’aura de cesse, tout au long du roman, de décrire les subtilités. Le Ventre de Paris est donc le roman du brouillard, brouillard qui vient habiller la solidité de l’architectonique des Halles, comme un linceul mortuaire cherchant à recouvrer de honte une société fondue par la haine et la débauche. Nous chercherons, dans les lignes qui suivent, à appuyer cette thèse en montrant que le brouillard, concept essentiel à la bonne lecture de l’œuvre, anime l’ensemble du récit. Nous venons d’en avoir un aperçu avec l’arrivée de Florent, son incapacité à manger, ses maux d’estomac et ses migraines qui lui font avoir un regard dégoûté sur le spectacle qui se joue devant lui.

            Le second brouillard intervient lorsque Florent narre les mésaventures qu’il connut au bagne. Il erre depuis plusieurs jours chez son frère qu’il vient de retrouver, sans but n’y envie. La fille de son frère, la petite Pauline, lui demande un soir de lui raconter une histoire, celle de l’homme mangé par les crabes. C’est par l’intermédiaire de l’enfant donc, que nous apprenons le récit de ce malheureux Florent et, comme dans toute histoire, la véracité du récit paraît douteuse. Zola joue, par l’intermédiaire de ce procédé, sur une ambigüité qui n’échappera pas à la belle Lisa. Dans quelle mesure faut-il donner crédit à ce qui est raconté par Florent, un maigre, qui raconte une histoire à une enfant ? Les histoires ne sont-elles pas faites pour être enrichies de faits extraordinaires ? C’est ainsi que la frontière du réelle et de l’imaginaire ne sera jamais clairement posée tout au long du roman. Ce brouillard sera le terrain de jeu privilégié de l’auteur.

            Le brouillard prend aussi la forme de la rumeur, ce souffle nauséeux qui s’imprègne jusque dans les fruits, les viandes, les poissons et les fromages. Qui est cet homme que les Quenu-Gradelle appellent leur cousin ? Est-il l’amant de la belle Lisa ? Comment est-il parvenu à obtenir le poste de Verlaque ? Et pourquoi finit-il ses soirées chez les Méhudin ou chez Lebigre ? Le personnage le plus clairvoyant de l’œuvre n’est sans doute pas Florent, qui est toujours soumis à quelques rêveries de toutes sortes, mais plutôt Mlle Saget, cette vieille fille, pleine d’avarice et conspirant contre tous. Ce n’est pas la solide architecture des Halles qui constitue le progrès de l’intrigue mais la nappe sombre des odeurs rudes de la rumeur que Saget incarne, elle qui va chercher sa viande dans une boutique de seconde main servant les restes des Tuileries. Mlle Saget est une oreille et une bouche : oreille pour écouter tout ce qui résonne sur le métal du marché, bouche pour rendre tout ce qu’elle a entendu. Les marchandes sont ses plus fidèles alliées qui s’empressent de faire se répandre les dernières « informations » du jour. Sa mission la plus précieuse, celle à laquelle elle consacre ses jours et ses nuits, est de comprendre pourquoi le visage du cousin ne lui est pas inconnu. Elle lance alors les rumeurs les plus folles, pour, et selon l’adage, obtenir le vrai par le prêche du faux. Malheureusement ses démarches avortes de façon durable et elle ne parvient pas à savoir ce que ce Florent va faire chez Lebigre.

            Poussé par son ami Gavard, Florent s’établit en effet depuis quelques temps dans la taverne de Lebigre où il y caresse quelques rêves d’insurrection. Il en vient au bout de plusieurs mois à constituer une armée imaginaire, brulant chacune de ses heures de réflexion. Encore une fois, tout un brouillard entoure le bar de Monsieur Lebigre d’où naissent des conspirations folles et dépourvues de fondement. Mais si la rumeur est une force sourde, une eau stagnante pleine de maladies, elle finira par avoir des effets réels dont nous ne ferons part ici, afin de préserver le futur lecteur.

Disons simplement pour conclure que le brouillard est l’élément clé de lecture du roman. Il permet de comprendre l’être de Florent comme continuel étranger à lui-même et aux autres, mais il aide aussi à comprendre le fonctionnement des Halles, cette ruche géante dont les abeilles produisent un miel amer. Pour qu’une société se constitue, il faut une victime-émissaire défendait René Girard et Claude a décidément raison de dire :

« Quels gredins que les honnêtes gens ! »

 

Gautier.M

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 07:00

Bonjour à tous,  

La fin du mois approche et vos articles devraient être en cours de rédaction pour ce troisième volet du Défi Zola consacré au Ventre de Paris.

  Merci à tous  pour votre participation, j'attends vos liens ici ou sur la page Facebook de mon blog... S'il y a des oublis ou des ajouts prévenez-moi !


Défi Emile Zola

 

Les participants: les réguliers ou les ponctuels... (La liste ne demande qu'à s'allonger... Venez nous rejoindre ! )

 

Céline , Stephie , Pimprenelle , Vicim , KalistinaMarc , Gautier , EliZabeth (en pointillé), Maggie , Lilie  (ponctuellement) , Eloah , Izousss, BénédicteArtémis .

 

J'attends de vos nouvelles !

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 Articles des participants pour Le Ventre de Paris.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/8/5/9782070423583.jpg


Moka

Stephie

Pimprenelle

Gautier 

Vicim

Kalistina


 

Rejoignez-nous !


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Le Ventre de Paris, par Moka

 

Florent rentre du bagne. C'est un autre homme qui retrouve les rues de Paris, témoins de son injuste arrestation passée lors du coup d'Etat de Décembre 1851. Paris est en pleine transformation et se développe au fil des grands travaux de restructuration évoqués longuement dans La Curée. Mais c'est au coeur des Halles de Paris, temple de la mangeaille et du commerce que vont se dérouler toutes les intrigues de ce troisième opus . Florent va y découvrir les luttes de pouvoir et d'intérêt qui opposent "les Gras et les Maigres" - car c'est autour de cette dichotomie que s'articulera tout le roman - et ralliera très vite le clan des maigres...

Accueilli chez les Gras dignement représentés par Lisa et Quenu (son demi-frère), charcutiers réputés dans le quartier des Halles, il réalisera un premier pied de nez au gouvernement en se faisant employer comme inspecteur au pavillon de la marée, faisant d'un ancien bagnard, un employé respectable de la ville de Paris . Il est ainsi au coeur de ce ventre, de cette mâchoire monstrueuse que sont les Halles, et se place aux premières loges de ce berceau des ragots et conflits de cette micro-société. Malgré cette parfaite réinsertion, il doit pourtant se faire discret et ne pas trop faire parler de lui, au risque d'éveiller l'attention des autorités et de faire se délier certaines langues... 

Cependant, il se lasse vite de ce travail et prend part aux intrigues politiques qui le passionnent. Car rappellons-le, Florent est un intellectuel, contrairement à son frère Quenu. Et les projets révolutionnaires ne sont pas sans le faire rêver. Cette attirance discrète mais affirmée pour la politique va faire de Florent un danger potentiel pour l'équilibre construit par la belle Lisa, qui représente dignement la famille Rougon. Incarnation parfaite de la femme respectable et droite, ses craintes et tentatives maladroites pour préserver son quotidien la feront parfois agir de manière immorale. 

 

Zola dresse une fois de plus un portrait incisif des marasmes du milieu parisien. En grand maître du naturalisme, il ne laisse aucun détail au hasard et pose son regard d'expert sur un monde qui change. Il fait évoluer des personnages toujours prisonniers de leurs vices, rendant difficilement envisageable l'émancipation d'un milieu qui les a formatés et enfermés.  L'exemple le plus parlant est celui de Lisa, qui en dehors de tout l'attachement dont elle fait preuve pour préserver sa réputation, finira par être rattrapée par le sang des Rougon. Combien de fois pourtant,  fustigera-t-elle l'attitude d'Aristide Saccard, cousin dont elle excècre les procédés peu conventionnels dans sa politique d'achat et de revente d'appartements parisiens ? Combien de fois vomira-t-elle ce comportement sans scupule en réaffirmant sa position d'honnête femme ? Discours de façade pour une héroïne qui cèdera à la tentation de la malhonnêteté , ultime coup bas porté à son image et à son exemplarité.

 

Commencé durant mon périple à Vienne, j'ai poursuivi ma découverte de l'oeuvre de Zola avec un plaisir non dissimulé. Je reste complètement emportée par cet univers qu'il construit et dont il maîtrise tous les rouages à la perfection. J'aime cette façon dont les corps et les êtres se confondent avec la nourriture: les étals de fromages, tristes miroirs de ces femmes qui n'existent qu'à travers les ragots et les bruits de couloirs, qui se complaisent dans la médisance qui dégoulinent de mauvaises intentions, les viandes attristées et fades qui épousent la décadence de la si respectable Lisa... Les Halles sont le théâtre d'un curieux ballet où s'expriment les misères et les splendeurs d'un Paris à l'équilibre instable.


Une nouvelle fois, ( comme à chaque fois que je ferme un de ses livres désormais) , je me sens prise au piège et impatiente d'ouvrir le suivant pour replonger dans cet univers palpitant dans lequel nous invite Zola. Le prochain tome m'attend, je vous donne donc rendez-vous le mois prochain pour La Conquête de Plassans.


Bonne lecture et bonne poursuite du défi...!

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 22:40

Bonjour à tous, voilà enfin la mise à jour du Défi Zola consacré à La Curée, le second volume du l'immense projet zolien. Merci à tous les courageux de se lancer avec moi dans ce joli parcours littéraire... S'il y a des oublis ou des ajouts prévenez-moi !


Défi Emile Zola

 

Les participants: les réguliers ou les ponctuels... (La liste ne demande qu'à s'allonger... Venez nous rejoindre ! )

 

Céline , Stephie , Pimprenelle , Vicim , KalistinaMarc , Gautier , EliZabeth (en pointillé), Maggie , Lilie  (ponctuellement) , Eloah , Izousss, BénédicteArtémis .

 

J'attends de vos nouvelles !

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Février: La Curée

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41K4CGJ1PYL._SL500_AA300_.jpgLes participants:

Cliquez sur les pseudos pour lire les articles...

Moka

Marc

Stephie

Pimprenelle

Kalistina

Eloah

Artémis

 Vicim

 Gautier (lu)

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 Alors qui nous rejoint pour Le Ventre de Paris? 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/8/5/9782070423583.jpg


Stephie

Pimprenelle

Kalistina

Gautier 

Vicim

Moka

Artémis

Gautier

 

 

Rejoignez-nous !


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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:27

Me voilà, non sans retard pour faire le point sur mon défi Zola commencé en Janvier. Au programme, nous devions lire la Fortune des Rougon pour débuter l'année.

Si certains d'entre vous ont publié des articles, n'hésitez pas à me communiquer les liens.

Je fais la récap' des participants au défi... Si un titre en particulier vous tente, faites-le savoir et rejoignez-nous, même ponctuellement.

 

Défi Emile Zola

 

Les réguliers ou les ponctuels...

 

Céline , Stephie , Pimprenelle , Vicim , KalistinaMarc , Gautier , EliZabeth (en pointillé), Maggie , Lilie  (ponctuellement) , Eloah , Izousss.

 

J'attends de vos nouvelles !

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Janvier: La Fortune des Rougon

http://img.over-blog.com/240x240/0/38/45/71/10-07/fortune-des-rougon.jpgLes participants:

Cliquez sur les pseudos pour lire les articles...

Moka (déjà lu donc pas de billet)

Stephie

Kalistina

Marc

Eloah

Pimprenelle

Artémis

Vicim 

Gautier (lu)

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Février: La Curée

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41K4CGJ1PYL._SL500_AA300_.jpgLes participants:

Cliquez sur les pseudos pour lire les articles...

Moka

Stephie

Pimprenelle

Gautier

Vicim

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 Alors qui nous rejoint pour La Curée ?

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