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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:00

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Ma première expérience avec Yasmina Reza remonte au lycée. Ma soeur faisait du théâtre et lors de sa représentation, certains apprentis acteurs avaient repris une scène d'Art. J'avais esquissé quelques sourires sans pour autant être totalement conquise. Et c'est le Prix Relay / Europe 1 des voyageurs, auquel je participe qui m'a permis de retrouver Yasmina Reza avec sa toute dernière publication Heureux les heureux. Couvert d'éloges par la presse, ce livre connaît moins de succès chez les blogueuses qui sont loin d'être convaincues. Je partais donc à reculons dans cette lecture mais bien décidée à me faire un avis. Voilà qui est fait et il faut dire que ce billet ne va pas venir contribuer à sa popularité bloguesque...

A travers une vingtaine de chapitres, Y.Reza dresse des portraits ordinaires de héros sans panache. Ça bavarde, ça s'interroge, ça échange sans faire réellement avancer les choses puisque chaque chapitre vient vite mettre un terme aux portraits esquissés qu'on retrouve parfois un peu plus tard, par bribes... Il m'a presque été impossible de m'attacher aux personnages, en dehors de quelques figures qui hélas se fondent dans une masse qui génère trop peu d'enthousiasme. On passe alors d'un chapitre à l'autre, dubitatif, parfois libéré d'une narration saccadée qui dérange... La plume ne me séduit pas, la magie n'opère pas. Et pourtant, certains thèmes abordés sont de ceux qui d'habitude trouvent chez moi un regard attentif. Vie de couple, amants sans envergure, mal être et souffrances, angoisses et obsessions, des idées fortes qui ne parviennent pourtant pas à trouver leur chemin jusqu'à moi.


Quelques mots...

 

"Si elle savait comme Roquebrune a perdu toute signification pour moi. Comme ce passé s'est dissous et volatilisé. Deux êtres vivent côte à côte et leur imagination les éloigne chaque jour de façon de plus en plus définitive. Les femmes se construisent, à l'intérieur d'elles-mêmes, des palais enchantés. Vous y êtes momifié quelque part mais vous n'en savez rien. A l'heure de l'éternité il nous faudra raconter une histoire de jouvenceaux. Tout est malentendu, et torpeur. - N'y compte pas Jeannette. Je disparaîtrai avant toi heureusement. Et tu assisteras à ma crémation."


"Je suis fatigué Odile... Éteins. Éteints bordel. Il se recroqueville sous les draps. J'essaie de lire. Je me demande si le mot fatigué dans la bouche de Robert n'aura pas contribué à nous éloigner plus que n'importe quoi. Je refuse de lui donner une signification existentielle. On accepte d'un héros de la littérature qu'il se retire dans la région des ombres, pas d'un mari avec qui on partage une vie domestique."

 

" Sa façon d'être allongée, de rabattre un oreiller sous sa tête, de s'envoyer la lampée de Cognac. Son rire, son visage exténué. J'ai pensé, elle est à moi. Mon petit maître Toscano. Je me suis couché sur elle, je l'ai embrassée, déshabillée, on a fait l'amour avec la gueule de vois et c'était juste la bonne dose de douleur."


Livre lu dans le cadre du Prix Relay / Europe 1,

prix relay europe 1

Les avis des copines:

Stephie, Cryssilda, Noukette, Clara, Saxaoul et Leiloona.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:00

Alors que mes coblogueuses rendent tour à tour leur verdict, je me prête également au jeu des résultats du prix Confidentielles en vous proposant mon classement... Des découvertes suprenantes, touchantes et d'autres franchement déconcertantes... A vous de vous faire désormais votre propre avis !Prix-litteraire-Confidentielles 16031. Grâce. 

2. Le Corail de Darwin.

3.  Juste avant.

4. La Petite.

5. Au Pays des Kangourous.

6. Vous prendrez bien une tasse de thé ?

7. Couleur Champagne.

8. Demain, j'arrête !

9. Mon Père c'était toi ?

10. Les Sacrifiés.

11. La femme et l'ours.

12. Ainsi puis-je mourir.

13. Et puis Paulette...

14. Une femme seule.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 08:00

Troisième livre de la sélection pour

le Prix du roman français Confidentielles 2012.


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Une couverture et un titre qui ont rapidement attiré mon attention : une tasse de thé, des couleurs vives. Encourageant. Le livre de Claude Keller est le troisième que je découvre dans le cadre du prix du roman Confidentielles . Si  Juste avant de Fanny Saintenoy ou  La Petite de Michèle Halberstadt sont des récits plus intimistes voire à dimension autobiographique, Vous prendrez bien une tasse de thé se révèle être d'un tout autre ton. 

Les premières pages nous offrent rapidement une cascade de personnages, qui, à la manière d'un film chorale finiront par tous avoir des liens entre eux ou avec un événement important de l'intrigue. Ces différents visages aux parcours bien éclectiques nous conduiront dans un immeuble bourgeois : l'appartement d'une vieille veuve en manteau de fourrure, une famille rongée par l'alcool, une jeune junkie, un camé, un couple "illégitime"...

Ajoutez à cela un jeune couple (Ben et Dora) que tout oppose qui s'invite chez l'un des habitants en dépit des conséquences dramatiques que leur présence engendrera... Et en arrière-plan, un Sigmund Freud fantôme, qui observe cette valse lente de personnages un peu paumés dans ce bas monde, subissant leur quotidien pesant... (Bon, là, je ne vous cache pas que je cherche encore l'intérêt de la présence de Freud dans le livre.)

Cette histoire n'est pas sans me rappeler la pension Vauquer de Balzac ou l'immeuble de Perec dans La Vie mode d'emploi. Chaque étage, chaque appartement cache bien des personnages qui pourraient être de véritables "objets" d'études sociologiques. Un roman qui se révèle être le portrait d'hommes et de femmes que la société moderne a peut-être un peu trop abîmés. (Comme j'ai aimé le personnage de Ben ! )

Voilà une lecture qui me laisse un sentiment ambigu. Pas toujours conquise par l'écriture, j'ai tout de même apprécié certains passages d'une beauté incroyable, quelques petites pépites trouvées ici et là. L'intrigue assez triviale et banale est parfois brouillée par la multiplicité des points de vue adoptés dans un même chapitre. Un roman dont les personnages et histoires fourmillent, et qui nous perd un peu, tout en ayant la surprenante capacité de nous tenir en haleine jusqu'au bout. Un texte curieux que j'ai apprécié sans pour autant en faire un coup de coeur.

 

Auteur : Claude Keller

Genre : Roman

Editeur : Plon

Collection : Littérature française

Prix : 18.50 €

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 10:05

 Deuxième livre de la sélection pour le Prix du roman français Confidentielles.

Prix-litteraire-Confidentielles-1804.JPG

 

Juste avant. Comment vivre ces derniers instants « juste avant » la perte d’un être cher ? C’est un peu à reculons que Fanny s’apprête à rejoindre le chevet de son arrière-grand-mère qui passe ses derniers jours dans un semi-coma dans la maison de retraite qui l'héberge. C'est dans cette situation peu confortable que s'ouvre le roman et que débute le dernier "dialogue" entre une grand-mère et sa petite-fille. Dès lors, les chapitres fonctionnent par "paire". Un premier pris en charge par Fanny, un autre par la grand-mère. C'est un faux dialogue bien évidemment puisqu'une la vieille dame ne prononce pas un mot et n'offre aux lecteurs que ses pensées et souvenirs, à la manière d'un vieil album de famille qui relate bien des histoires... Au fil des pages, nous en apprenons beaucoup plus sur la vie menée par ces deux femmes, incarnant deux générations si opposées... Dans ces chapitres en échos, nous avons souvent l'occasion de voir ce que l'une pense de la vie de l'autre, laissant transparaître de l'admiration, de l'incompréhension ou parfois même de l'inquiétude... J'ai aimé le regard tendre de Fanny sur sa Granny et tout l'amour qu'elle portait à cette femme de modeste condition. J'ai été touchée par cette grand-mère sensible et maladroite, si bienveillante à l'égard de cette fille amoureuse de ses voyages et si peu heureuse en amour. Un duo magnifique et tout en douceur qui se confie à l'autre en silence.

" C'est sûrement une des raisons pour lesquelles je vais divorcer, je ne me marre pas. ça paraît léger, et je ne me vois pas l'expliquer au juge des affaires familiales mais c'est sérieux. [...] Beaucoup de choses me manquent: le rire, l'insouciance, la rêverie. Je me suis complètement plantée Granny. J'ai choisi mon mari pour être sûre de ne pas divorcer et je fonce tout droit dans le mur. C'est comme dans les tragédies, ça sert à rien de remuer les bras et de tournicoter dans tous les sens. Pourquoi oublie-t-on le principal ? Rester amoureux et libre. Pas pour papillonner mais juste prendre garde à ne pas s'enfermer les uns les autres dans des rôles qui ne nous vont pas aux entournures. Je voudrais un amour sans enjeux, sans tactiques, sans devoirs, dans dessous-de-table, que de la bonne volonté. Tu comprends quelque chose à ce que je te raconte ?"

La technique narrative utilisée dans ce roman repose donc sur le jeu des différents points de vue. J'aime beaucoup ce principe que j'avais retrouvé dans Le Mec de la tombe d'à côté. Toutefois, cela donne lieu à certaines redondances qui pour un texte si court auraient pu être évitées. Ce bémol n'est qu'un détail car j'ai réellement trouvé ce texte bouleversant. Je me suis retrouvée, quelques années auparavant, au chevet de ma grand-mère. J'ai retrouvé dans ce livre les mots que je ne parvenais à formuler à l'époque, des gestes partagés avec pudeur, des situations que ce texte me renvoie comme un petit miroir... Ce livre réveille bien des moments vécus mais sans pour autant en faire resurgir toute la tristesse. Simplement une douce émotion qui rappelle ces derniers instants de complicité qui ont une valeur inestimable : une main qu'on serre et qu'on ne veut plus lâcher malgré l'heure du retour qui approche, une rencontre d'une beauté rare avec le premier arrière-petit fils de la famille, des sourires crispés, des larmes que l'on retient avec pudeur pour simplement rendre moins troubles les derniers instants que l'on s'efforce de saisir "juste avant".

" Je suis contente que tu aies vu Milena. Arrière-arrière petite-fille, c'est très étrange de vous voir ensemble sur la vidéo, dans mon esprit vous n'aurez jamais rien à partager sauf cet instant-là, comme au-dessus de la vie."

 

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:00

" J'ai douze ans et ce soir je serai morte."

 Premier livre de la sélection pour le Prix du roman français Confidentielles.

Prix-litteraire-Confidentielles-1794.JPGLa petite est encore une enfant. Rien de bien étonnant jusque-là. Elle nous relate son histoire. Une histoire qui commence bien curieusement puisque le roman s'ouvre sur sa tentative de suicide. Dès lors, nous sommes projetés trois ans en arrière et nous la retrouvons à neuf ans, âge qui va la confronter à un terrible événement : la mort de son grand-père. La mort de son confident tant chéri conduira l'héroïne à devoir se construire sans lui. C'est alors l'occasion pour elle de revenir sur cette enfance qui la malmène. En effet, elle éprouve cette terrible sensation de ne jamais se sentir à sa place. La petite s'ennuie à l'école, elle se sent tellement loin de ce que ses professeurs lui enseignent et se considère comme une élève médiocre et peu intéressante (Ce qui se révèlera totalement faux). "La tricheuse qui était une menteuse était aussi une voleuse." Dans sa famille, elle souffre silencieusement de ses rapports distants et froids avec son père. Seule sa mère semble trouver grâce à ses yeux mais très vite, les relations se dégradent et la pression parentale devient insurmontable. Que dire de sa soeur, à qui tout réussit et qui se comporte si cruellement avec elle ? Cette demoiselle cherche donc ses marques, commet des erreurs et des maladresses mais avance à petits pas vers l'adolescence. Elle consigne ses pensées dans un petit carnet qu'elle surnomme Laure. Elle observe le monde et ses curiosités.

" J'avais cessé de croire aux cigognes en même temps qu'au Père Noël, mais je ne comprenais toujours pas ce que voulait dire cette formule magique qui, dans les livres, faisait crier les hommes et soupirer les femmes, ce paroxysme autour duquel des pages entières étaient écrites sans jamais en donner le sens, ce parcours du combattant qui, d'un auteur à l'autre, prenait deux heures ou trois minutes, rendait les femmes comblées ou amères, mais très souvent enceintes, tournait la tête aux plus vertueuses et pouvait conduire les plus raisonnables aux portes de la folie."

La Petite est un joli roman qui parvient en peu de mots à retracer quelques années de la vie d'une enfant en pleins questionnements existentiels. Riche de ses passions, elle devra "faire sa révolution" pour pouvoir mieux appréhender l'âge adulte. Un portrait émouvant à l'aube d'une révolution historique. Avoir douze ans en Mai 68.

L'interview de la romancière sur le site Confidentielles  .



Interview Michele Halberstadt - La Petite   par confidentielles  


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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 07:23

Hier, quelqu'un sonne à l'entrée de ma demeure princière. (Après le passage de Ma Blonde d'amour qui m'a encore apporté un petit-déjeuner matinal comme elle sait si bien le faire.) Un énorme colis de livres m'attendait. Cette année, j'ai été contactée par Marie-Rose pour faire partie d'un jury de lecteurs qui attribuera le prix du roman français Confidentielles. Dix blogueurs sont chargés de lire la sélection de l'année et d'établir un classement. (Voilà qui va alourdir considérablement ma PAL estivale. Damned.) J'ai donc douze livres à  découvrir... Et comme le but sera de "classer" mes lectures, j'ai établi un premier classement : celui des titres qui me tentent le plus, en prenant uniquement en compte l'esthétique des couvertures, les titres et leur résumé.  

Ndlr : oui, un classement qui ne sert pas à grand chose, mais c'est plus fort que moi, j'adore les listes !

Prix-litteraire-Confidentielles-1596.JPG

Prix-litteraire-Confidentielles-1597.JPG 1- Le corail de Darwin de Brigitte Allègre.

Parce que je ne peux m'empêcher de penser à ma Blonde avec un sourire niais quand je vois un livre qui mentionne Darwin et surtout parce que la couverture est d'une beauté incroyable. (Un monde merveilleux à la Lewis Carroll)

Prix-litteraire-Confidentielles-1600.JPG2- Vous prendrez bien une tasse de thé ? de Claude Keller

Bien qu'un peu plus infidèle au thé (à cause du vin), je réponds toujours oui à cette question et encore plus s'il s'agit de thé Kusmi. Et ce n'est pas Camille qui me contredira.Prix-litteraire-Confidentielles 1606

3- Juste avant de Fanny Saintenoy

Une histoire de vieille dame sur son lit de mort. Des promesses de "poésie douce" et "de drôlerie franche". Je suis déjà conquise par ce tire.  

Prix-litteraire-Confidentielles 1601

4- La Petite de Michèle Halberstadt

Pour sa très courte quatrième de couverture qui suffit à me donner envie d'aller plus loin. Prix-litteraire-Confidentielles 1602

5- Grâce de Delphine Bertholon

J'aime la photo de la couverture et quelque chose fait que j'ai vite envie de le découvrir...

Prix-litteraire-Confidentielles 16036- La Femme et l'ours de Philippe Jeanada

Une pin-up sur le dos d'un ours ? Une histoire de tournée des bars et de "conte de fous". Je signe !

Prix-litteraire-Confidentielles 16117-  Au pays des Kangourous de Gilles Paris.

Le petit bandeau me rappelle que j'ai vu L'Autobiographie d'une courgette entre les mains d'Elo et Valou.

Prix-litteraire-Confidentielles 1610

8- Ainsi puis-je mourir Vivianne Moore

Une couverture qui me tente, un résumé qui me fait dire :" tiens, pourquoi pas?"

Prix-litteraire-Confidentielles-1604.JPG

9- Les sacrifiés de Juliette Morillot.

Une couverture sympathique mais une oeuvre qui s'annonce un peu fourre-tout. A voir.

Prix-litteraire-Confidentielles-1609.JPG10- Une femme seule de Marie Vindy.

Ne lisant aucun polar, je ne pars pas conquise d'avance. Mais qui sait ?

11-Mon père c'était toi ? Vincent Pichon-Varin.

Rien de très tentant à première vue. Je ne demande qu'à être surprise.

Prix-litteraire-Confidentielles-1605.JPG12- Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

Oh mon Dieu, qu'on exige immédiatement la démission de la personne responsable de ce choix de couverture immonde qui donne plus envie de fuir que de lire !

Prix-litteraire-Confidentielles 1608Voilà donc la séléction.

Entre deux bavardages ici et là, j'ai appris avec plaisir que L'Irrégulière participait à ce jury. Et cette idée me plaît beaucoup ! J'ai pu voir également que deux blogs que je ne connaissais pas seront aussi de la partie. Si vous passez par ici chers co-jurys, faites-vous connaître ! J'éditerai la liste ci-dessous.

 

Jury 2012 du prix Confidentielles :

L'Irrégulière.

Les petits livres de Lizouzou

Littérature et français.

Le Blog de Kimcat

Au milieu des livres

 

Edit: les titres des livres déjà chroniqués sont désormais transformés en liens vers mes billets dans la liste ci-dessus.


Et pour ceux qui ont dévoré les publications de la rentrée littéraire,

aviez-vous eu des coups de coeur pour certains des livres sélectionnés ?

J'attends vos impressions !


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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 07:20

http://www.resumedelivre.net/wp-content/uploads/couvertures/2010-08/1600_g.jpgJe ne suis pas une grande lectrice des prix littéraires et n'attend plus vraiment avec une impatience non dissimulée la sortie de tel ou tel titre... C'est en laissant traîner une oreille que j'ai toutefois pu entendre une interview de M.Lapeyre qui parlait de son livre et en lisait quelques extraits. (En dehors du fait que son titre est une véritable incitation à la lecture) Et comme je ne suis pas la seule à laisser traîner mes oreilles attentives,  j'ai eu le plaisir de me voir offrir ce livre par ma mère lors d'une petite visite dans ma libraire de prédilection...

 

Nora. Quatre lettres qui n'en finissent pas de résonner dans l'esprit de Louis. Voilà deux ans qu'elle est partie sans laisser d'adresse ni donner de nouvelles. Deux ans que Louis a repris le cours de sa vie, vie triste et sans saveur sans elle.

Nora. Quatre lettres qui n'en finissent pas de charmer Murphy qui partage le quotidien de Nora depuis son arrivée à Londres il y a deux ans. Et en un coup de fil, tout bascule.

Louis peine à y croire mais c'est bien elle qu'il a au bout du fil. C'est bien elle qui est de retour à Paris et qui lui donne rendez-vous.C'est bien elle qu'il rejoindra sans penser une seule seconde à sa femme, puisque quelle que soit la période de sa vie où Nora resurgira, l'effet sera le même. Il répondra présent.

" Il se sent tout à coup rajeuni. Pendant deux ans, enfermé dans le cercle de son chagrin, il s'est méthodiquement appliqué à vieillir. Il a vécu, suspendu à un fil invisible, sans relever la tête, sans se soucier de personne, occupé à ses petites affaires et à ses tracas, en renonçant à tout le reste comme s'il cherchait à s'éteindre. Il était déjà presque éteint quand elle l'a appelé..."

Et voilà que l'engrenage est lancé. Nous suivons tour à tour la souffrance des deux hommes complètement fascinés par cette jeune femme qui hésite, reviens vers l'un  pour mieux repartir vers l'autre en dévastant leur vie. De Louis à Murphy, la souffrance "masculine" ( si tant est que la souffrance ait un sexe) est décrite dans ses moindres détails et le lecteur saura -ou pas - éprouver de la compassion pour ces hommes.

Sauf que j'ai fini par me lasser.

Des départs et des retours incessants de Nora.

De leurs attentes vaines.

De l'incapacité de Louis à quitter Sabine sa femme.

De ce trio amoureux qui se révèle finalement bien classique et sans suprise.

L'intrigue traîne et perd de son intérêt au fil des pages, alors que le livre de Patrick Lapeyre avait pourtant bien commencé. Je reste également perplexe quant aux choix de l'auteur sur la manière d'achever son roman. Quel dommage, ce titre était tellement prometteur... Bref ; quitte à pleurer sur des amours tragiques, je m'en remets à Racine et Andromaque.

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