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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 09:30

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" L'amour fou, c'est celui qui vous dépossède de vous-même,

tout en vous faisant croire que lui seul peut vous combler."

 

Quand j'ai acheté L'Amour fou, c'était, je vous l'avoue, juste pour ces deux phrases. Il me fallait lire ce livre, c'était plus fort que moi. J'ai besoin des livres pour parfois me comprendre un peu mieux, pour mettre des mots sur des maux qui peinent à s'exprimer, pour mieux cerner ceux qui m'entourent, pour me (re)trouver ici et là...

"Gentiment. Avec le sourire, il lui assénait un coup de poignard qui la cloua sur place. Maîtrisant mal son émotion, elle suggéra que s'il était une plus grand priorité pour elle, qu'elle pour lui, mieux valait arrêter là. [...] Il fallait le prendre au mot. La porte du malheur s'ouvrait plus béante que jamais."

J'ai donc fébrilement tourné les pages écrites par cette grande amoureuse et je crois que ce n'est pas l'idée la plus judicieuse que j'ai eue ces temps-ci.

Alors oui, Françoise aime X, Françoise souffre, Françoise lui mange dans la main, attend inerte qu'X ressurgisse dans sa vie et se laisse piétiner, abandonner, malmener. Elle joue un jour la carte de la distance, et l'autre celle de l'amie confidente et va même jusqu'à supporter les confessions sentimentales de celui qu'elle aime plus qu'elle-même. Et ce X. Quel être odieux, méprisable et lâche... L'un et l'autre m'ont profondément agacée et je ne compte pas le nombre de fois où j'ai reposé le livre en pestant contre eux... Tout ça au nom du plus beau sentiment du monde. Nan mais allô oh !

Alors, évidemment, voilà un livre dans lequel, toute personne ayant aimé follement pourra se reconnaître. Moi la première. Et pourtant, la magie ne prend pas... Peut-être parce que les personnages avaient ce quelque chose de tristement familier pour moi.

Toutefois, si je peux reconnaître une qualité à ce texte, c'est qu'il a tout d'un livre vaccin. Ses mots vous immunisent et vous font dire: plus jamais je ne veux être de celles-là.
Enfin, même si Françoise Hardy nous laisse quelques jolis passages, j'ai également soupiré à maintes reprises, lasse de sa prose saccadée et de cette situation qui tourne vite en rond: la complaisance dans la douleur, non merci. Ce livre à mon sens ne parle pas de l'amour fou comme je le conçois, comme j'aime l'imaginer. Il n'est que souffrance et étouffement. Il n'a rien de grisant et encore moins de beau.

"Mais je suis de celles qui croient qu'il n'y a pas d'amour heureux, alors forcément,

tu es de ceux qui fuient le bonheur de peur qu'il ne se sauve... Ne te sauve ?

 Alors je sais bien, je connais la mièvre chansonnette "le coeur a ses raisons" et tout ça, mais sincèrement, si l'amour fou ressemble à ce qu'elle en dit, moi je le fuis.

 

Les avis de L'Irrégulière et de Clara .

logo saison3 Challenge amoureux irrégulièreEncore un billet pour le challenge amoureux de L'Irrégulière 

dans la  catégorie « Maux d'amour »

Mes autres catégories sont ici.

 

Et pour vos oreilles, Maïa, qui résume en mille fois plus beau dans cette chanson

ce que Françoise Hardy peine à exprimer en 200 pages.

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 11:00

J'ai récemment été contactée par Chloé des éditions Hachette (Audiolib) pour tester un livre audio. Très peu réceptive à la folie des tablettes et des livres numériques, j'étais plutôt curieuse de découvrir cette alternative audio, sans pour autant être convaincue d'avance. J'ai donc choisi le titre de Grégoire Delacourt La liste de mes envies, que j'avais repéré lors de sa sortie sans finalement sauter le pas et me le procurer...

 

Après cette découverte auditive, mes impressions...

Ceux qui commencent à me connaître savent que je déteste lire sans avoir un livre entre les mains, sans tourner ses pages, sans surligner, souligner les passages qui me touchent et que je peux relire inlassablement. Or, le livre audio m'ampute totalement de ce rapport au livre qui me comble tant. Toutefois, après le test, l'heure du verdict est arrivée... A ma grande surprise, j'ai vraiment dépassé mes a priori. Oui oui, parce que le livre audio, c'est le bon plan quand...

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...tu as tendance à t'endormir dans ton bain et à retrouver, confuse, un cadavre de papier mouillé au fond de ta baignoire. (Oui, ça m'est déjà arrivé. Quand Proust devient Plouf.)


...tu as envie de connaître la suite de l'histoire, mais en bonne princesse qui se respecte, tu dois aussi poser ton livre pour orner tes pieds divins et tes mains délicates de vernis dernier cri.

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...ta voiture ne démarre pas, te plante comme une merde devant chez toi, et que tu dois aller au boulot à pieds et qu'en plus, il pleut. Tu dis alors merci à ton ami le lecteur MP3. ( Et à ton parapluie jaune)

 

...tu as envie de cuisiner et pour éviter que ton dessert ne ressemble au diplomate de Rachel dans Friends (parce que tu as mis Deezer à fond les ballons en dansant sur Womanizer de Britney et Loca Loca de Shakira) une petite lecture audio est la bienvenue.

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... tu as fait la fête toute la nuit eu une journée de travail éreintante et que les seules forces qu'il te reste seront destinées à t'enrouler dans une couette et à appuyer sur le bouton lecture de ton Windows media player. En un clic, tu as six ans. Ta mère n'est pas là pour te raconter encore une histoire ou te faire de la purée jambon comme lorsque tu n'étais pas très en forme, mais tu te loves dans le canap' et te laisses emporter par les mots qu'Odile Cohen te lit.

Et là, tu ne tournes pas les pages, tu écoutes, tranquille et découvres une autre manière de lire, tu lis "un autre livre". Pas celui que tu pourrais avoir entre les mains, celui qui pourtant raconte la même histoire. Tu "lis" d'une façon différente, tu apprécies d'autres tournures, d'autres mots... Tu ne garderas pas les mêmes souvenirs du livre, tu te contenteras simplement des mots que ton oreille a décidé de saisir. Une autre façon de "voir" la littérature. Une expérience à renouveler.

La page facebook : ici.

Leur site : ici.

Merci Chloé !

Pour les amiénois, Grégoire Delacourt sera en dédicace

à la Librairie Martelle le jeudi 18 avril.

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:00

"Je suis veuf. Sylvie est morte le 12 novembre.

C'est bien triste.

Cette année, on n'ira pas faire les soldes ensemble".

Album 9756

Un nouveau venu sous la plume de Jean-Louis Fournier. Incontestablement, il s'agit là d'un livre que l'auteur n'aurait jamais voulu écrire, puisque la mort a subitement emporté sa femme et qu'il se voit le malheureux narrateur de son livre au titre on ne peut plus clair.

Habitué aux sujets difficiles (alcoolisme, handicap...), Jean-Louis Fournier a le don de dédramatiser la situation en usant de l'humour, prouvant brillamment que l'on peut rire de tout. Sa plume acérée pose un regard parfois féroce sur le monde et ses mots peuvent parfois déranger. J'avoue avoir tout de suite fait partie de celles qui aimaient ses mots, certes déconcertants mais souvent très justes. Ici, la douleur est immense, et si malgré tout, la perte de l'être aimée l'ampute de sa raison d'être,  il souhaite la faire exister encore et encore par le biais de l'écriture. Si humour noir et cynisme sont habituellement ses maîtres-mots, j'ai trouvé ce livre bien plus triste que ses autres ouvrages. (Même si l'auteur s'en défend et espère en faire un livre joyeux.) On retrouve ce décalage propre à l'auteur entre la réalité difficile relatée et  les petits commentaires drôles à souhait, glissés ici et là, imperceptiblement au fil des lignes. Toutefois la peine est moins facilement dissimulée, révélant la sensibilité certaine de l'auteur mais l'immense douleur laissée par l'absente. Ainsi, il partage la vision de Prévert pour affirmer  à son tour qu' "on reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va."  Comme à son habitude, si une page nous fait rire ou sourire, les larmes et l'émotion nous gagnent à la page suivante. Bref, C'est encore un joli titre que nous offre cet auteur qui ne cesse de m'interpeller. Un bel hommage à l'être aimé,son tendre amour, celle qui a fait le choix (difficile ?) de passer le reste de sa courte vie avec lui. Dans un autre registre que mon livre adoré  Lettre à D: histoire d'un amour de Gorz, Veuf est à mes yeux, plus qu'un adieu ou un au-revoir, surtout une magnifique déclaration d'amour comme on en fait rarement. Un livre à savourer, en pensant ce que nous serions sans cet "Autre" qui a partagé des années de votre vie.

" Tu n'aurais certainement pas aimé que j'écrive un livre sur toi. Je t'en avais menacé une fois, à une époque où je ne pensais pas le faire. D'abord, ce livre n'est pas sur toi, il est sur nous. Je l'écris pour nous refaire vivre ensemble. Dans les livres, il n'arrive que ce que veut l'auteur, c'est lui le patron, ce n'est pas comme dans la vie. Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n'ont pas réussi à faire, moi je le fais avec des mots. Je te réanime."

Broche-9728.JPGA l'occasion, lisez également Où on va Papa ?

Il a jamais tué personne, mon papa !


Challenge rentrée littéraire : 6/7

1% rentrée littéraire-pola

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 07:00

Pacte des vierges-pola-copie-1Gloucester, petite ville paumée du Massachusetts.

Petite ville bientôt au coeur du scandale : dix-sept adolescentes attendent un enfant. On les soupçonne très vite d'un pacte irresponsable et la presse s'empare vite du phénomène qui laisse bien des gens perplexes. Malgré les propositions alléchantes des différentes chaînes de télévisions, les jeunes filles se font la promesse de ne pas communiquer à outrance sur le sujet. Toutefois, une journaliste parvient à suivre quatre de ces demoiselles. Ce n'est pas un interrogatoire auquel nous assistons, mais plutôt à un récit de vie, qui à chaque chapitre change de "témoin". Lana, Sue, Cindy et Kylie vont tour à tour évoquer leur expérience sans pour autant tout livrer inconsciemment. Sous "le contrôle" de Lana, chacune va se confier, chacune laissera transparaître une personnalité, un caractère, des sensibilités, des différends. Chacune revendiquera à quel point ce choix est pleinement assumé. De temps à autre, au fil des entretiens, des informations sont divulguées tout en laissant parfois le lecteur frustré, curieux de savoir le bien fondé de cette décision irrévocable. On découvre leurs failles, leur univers familial ce qui permet parfois de comprendre cette envie profonde qu'a Lana de défendre corps et âme un tel projet.

Le livre de Vanessa Schneider se lit assez rapidement et nous offre de jolis témoignages. Il ne m'a pourtant pas transportée ni laissé un souvenir impérissable. Si la fragilité des adolescentes a su me toucher, si certains des témoignages sont bouleversants, j'ai trouvé que la fin du livre arrivait un peu trop vite, qu'il manquait quelque chose pour donner de l'ampleur à ce texte et à cette "enquête". Bref, un bon livre, un sujet qui dérange mais dont le traitement n'est pas suffisamment abouti à mon goût. Je vous le conseille malgré tout, mais cela peut attendre la sortie en poche...

 

Merci Rémi de Priceminister  pour cet envoi !

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4/7

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:30

Les-souvenirs-Foenkinos.jpgComment rater la dernière publication de l'écrivain qui a ravi votre été, de l'homme qui n'est pas étranger au fait de prendre la décision ô combien importante de lire Belle du Seigneur après ses mille et une allusions au fil de ses oeuvres ?

A peine arrivé dans les cartons de ma libraire adorée, le livre m'était réservé d'office. Il faut dire que Nathalie a dû m'entendre encenser monsieur Foenkinos durant toute la période estivale, alors il était évident que je me procure ce livre de toute urgence. Et pourtant, je ne me suis pas jetée dessus une fois rentrée. J'avais besoin d'un peu de temps avant de retrouver ses mots. Et puis, cette histoire familiale allait, pensais-je, m'éloigner un peu de mon besoin de lire des histoires d'amour singulières comme il sait si bien les écrire. J'ai débuté ce livre alors que Marion le lisait également. De message en message, nous avons décidé d'en faire une lecture commune. Après quelques problèmes de timing, nous allons chacune pouvoir découvrir ce que l'autre a ressenti en lisant ce dernier livre de Foenkinos.

  "J'étais là, je vivais, mais j'étais comme irrémédiablement  attaché à la mort de mon grand-père. Puis les douleurs s'échappent. J'ai pensé à lui de moins en moins souvent, et maintenant, il navigue paisiblement dans ma mémoire, mais je n'éprouve plus le poids au coeur des premiers temps. Je crois même ne plus ressentir de véritable tristesse. La vie est une machine à explorer notre insensiblilté. On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputé de nos amours." Le livre s'ouvre sur la mort du grand-père du narrateur et donne toute suite le ton. Foenkinos nous conduit avec délicatesse et légèreté vers un univers qui me charme et me fascine: celui des vieilles personnes qui attendent avec angoisse ou impatience le moment venu de "s'endormir trop longtemps." Le décès du grand--père nous guidera vers le portrait tendre et aimant de la grand-mère dont le périple sera de toute beauté. Et pas à pas, toutes les générations sont  dépeintes avec cet art de l'anecdote propre à Foenkinos. La rencontre des parents, leur amour qui s'éteint... La dernière partie du livre en revanche, lui sera consacrée, évoquant ainsi sa rencontre avec Louise et son incapacité à écrire son roman, lui qui ne cesse de mettre en avant la nécéssité de se retrouver pour écrire.

Ce livre est donc le troisième roman de ma rentrée littéraire. Peut-être celui que j'attendais le plus. J'ai aimé retrouver la plume de Foenkinos et j'avoue avoir beaucoup aimé le portrait des grands-parents qu'il a dressé avec brio.  J'aime encore et toujours sa manière de parler du monde qui l'entoure en exploitant des thèmes romanesques somme toute assez classiques. Toutefois, sa façon de nous les relater est toujours pleine de fraîcheur et de spontanéité. Sans aucune lourdeur, ses récits nous font souvent sourire: de complicité, de bienveillance ou d'acquiescement. J'ai aussi apprécié ces souvenirs qui ponctuent le texte à la manière d'itininéraires "bis", donnant parfois une place singulière à un personnage qu'on ne mentionnera qu'au détour d'une ligne dans tout le roman. Bref, une découverte encore savoureuse qui j'espère aura plu à Marion...

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3/7

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:00

Les-Debutants-Anne-Serre.jpg Un dimanche après-midi, un coin de verdure où j'aime "me retrouver". Les derniers rayons de soleil avant l'automne qui arrive... Un livre que je dois lire depuis maintenant quelques semaines. Une phrase parmi d'autres en quatrième de couverture qui me décide à l'acheter...

"Que c'est étrange de quitter quelqu'un que l'on aime pour quelqu'un que l'on aime. On passe par une passerelle qui n'a pas de nom, qui n'est nommée dans aucun poème. Non, nulle part on ne donne un nom à ce pont et c'est pourquoi Anne eut tant de mal à le franchir."

Anne partage sa vie avec Guillaume. Un couple heureux, aimant, épanoui. Rien ne semble perturber ces années de vie commune. Arrive alors Thomas. Elle le croise, l'apprécie mais se soumet très vite  à l'évidence : " Mais je l'aime. Oui, c'est cela. Je l'aime." Happée par ce coup de foudre, Anne se laisse porter par ses sentiments, tout en étant convaincue d'une chose: elle aime l'homme qui partage sa vie mais ne peut s'empêcher de penser à Thomas, d'être obsédée par sa présence et son besoin de passer du temps auprès de lui. Là où l'on s'attend à vivre une énième histoire de triangle amoureux, Anne Serre fait des choix narratifs. Ce n'est pas tant le trio qu'elle nous raconte, mais plutôt le bouleversement que cela provoque chez son personnage. "Il l'a beaucoup trop aimée Guillaume. Et peut-être est-ce cela qui l'a perdu."

Monologue intérieur, troubles de l'esprit, doutes et questionnements rythment ces pages. Habituée à la lecture "crayon en main", j'ai rarement relevé autant de passages qui me plaisaient, me touchaient, ou réveillaient bien des sentiments enfouis/présents çà et là... J'ai aimé lire ce livre qui nous renvoie à nos choix et confirme à quel point le sentiment amoureux et la vie de couple doivent fuir les certitudes et s'en méfier. Les mots sont justes, les souffrances bien réelles...

" Après les premiers mois de joie aiguë, elle s'était retrouvée désespérée de ne pas atteindre le corps de l'autre et avait souffert bien autant qu'elle avait désiré, c'est-à-dire à un point extrême. Il semble que la vie ne nous apprenne pas grand chose, puisqu'elle recommençait, mais c'est qu'on oublie la souffrance alors que le souvenir de la félicité reste vivant. "

Un bémol toutefois... Si de passages en passages les citations relevées sont nombreuses, j'ai eu l'impression en refermant le livre d'un manque d'unité. Est-ce lié à ma lecture un peu décousue? Je ne sais pas vraiment. A vrai dire, je crois que je me suis parfois perdue dans les méandres introspectifs d'Anne, non pas par ennui, ni par lassitude, mais j'ai fini par "soupirer" en attendant l'heure fatidique du choix. Celui qui fait tout basculer. Celui qui quelle que soit la direction qu'il prend n'est pas forcément/toujours le bon. L'évidence est pourtant là: elle aime, se retrouve déchirée à l'idée de devoir faire CE choix. Alors effectivement, oui, il est indéniable que l'on peut quitter quelqu'un qu'on aime. Je crois que c'est là une des plus difficiles et déchirantes décisions à prendre. Le personnage d'Anna incarne bien toute la tension qu'implique un tel bouleversement. Dans cette fine analyse du sentiment amoureux, Anne Serre s'attaque à un grand topos romanesque et va un peu plus loin qu'une certaine Madame de La Fayette qui avait elle, fait le choix de donner tant de retenue à sa princesse de Clèves...

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Challenge 1% de la rentrée littéraire.

Chez Hérisson

2/7

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:00

Place-de-Chine-HELIE.jpgLa rentrée littéraire fait comme chaque année beaucoup parler d'elle. J'avais dit ne pas vraiment participer à cet événement prétextant une PAL gigantesque et un manque de temps à la hauteur de ma PAL. Mais voilà comment cela s'est passé... J'ai commencé par un achat compulsif (encore un oui...) en craquant sur le dernier Foenkinos puis sur Les Débutants d'Anne Serre. Peu de temps après, les éditions Rue Fromentin m'ont envoyé un exemplaire de Place de Chine... Enfin, il y a eu l'opération "Rentrée littéraire" de PriceMinister qui va m'amener à chroniquer le 19Q4 de Murakami et Le Pacte des vierges de Vanessa Schneider (D'ailleurs, qui a reçu ses livres?).

Bref, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voilà avec presque suffisamment de lives pour participer au Challenge lire 1% de la rentrée littéraire, soit lire sept livres parmi le nombre toujours très impressionnant de parutions... (654 livres rien que pour cette rentrée ! ) Moi qui avançais également le manque de budget pour mieux me défiler, je m'en sors plutôt bien...

*****************

Pour commencer, voilà donc un billet sur l'oeuvre de Roland Hélié intitulée Place de Chine. Ce tout petit livre se lit à une vitesse incroyable puisqu'il ne compte qu'une  cinquantaine de pages. Toutefois, nombreux sont les passages qui ne m'ont pas laissée indifférente. Dans ce court texte, Roland Hélié se prête à l'écriture autobiographique. Il rompt avec les codes classiques du genre pour nous proposer une écriture plus fragmentaire. Il prend le contrepied du " Je me souviens" de Pérec pour nous offrir une liste non exhaustive de ses oublis. Cette première étape est savoureuse. Je m'y retrouve en bien des points et j'ai été souvent touchée par ces bribes de mémoire...

" J'ai oublié le nombre exact des agendas ou des cartes d'identité que j'ai perdus."

(Je vois déjà s'esquisser le sourire des lecteurs qui me connaissent bien...)

" J'ai oublié les prénoms et les noms, mais pas les visages, de quelques-unes des femmes qui se sont soumises à mon plaisir. Cela me fait honte."

(Monsieur Hélié aurait-il écouté/lu Biolay ?)

" J'ai oublié jusqu'à présent, plus facilement les vivants que les morts."

Nous avançons à pas feutrés à travers cette vie morcellée que nous livre Roland Hélié. Chaque "chapitre", nous entraîne dans un univers bien connu des amateurs de littérature, mais également dans une sphère plus intime/anonyme qui a su tout autant me captiver. Des petits instants que seule l'écriture permet de fixer et de garder en mémoire...

Je suis donc profondément séduite par ce petit texte qui n'offre aucune trame narrative et qui privilégie le choix des instants. Instants qui vous marquent, bouleversent et qui constituent chacun d'entre nous. On regrette presque la vitesse à laquelle les derniers mots surgissent. Alors, on parcourt à nouveau le livre, on sélectionne les passages émouvants, les annote pour mieux les garder en nous. Bref, on fait durer le plaisir de lecture. Inutile de dire qu'il s'agit là d'une très jolie découverte pour ce premier rendez-vous avec la rentrée littéraire... Un grand merci aux éditions Rue Fromentin pour cet envoi.

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Challenge 1% de la rentrée littéraire.

Chez Hérisson

1/7

Le billet de L'Irrégulière qui l'a découvert il y a peu...

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Place de Chine

Roland HELIE

Editions Rue Fromentin, collection "la contre-allée", 2011

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